Défense
Le Charles de Gaulle reprend la mer

Actualité

Le Charles de Gaulle reprend la mer

Défense

A l’issue de son arrêt technique, le porte-avions français a appareillé de Toulon le 1er juillet pour une série d’essais en mer consécutive aux travaux de maintenance réalisés à bord ces derniers mois. Après cette sortie, prévue sur une dizaine de jours, le Charles de Gaulle et son équipage vont débuter leur mise en condition opérationnelle (MECO). Un entrainement intensif d’un petit mois destiné à permettre aux marins de se rapproprier le bâtiment et de retrouver leurs automatismes. Il en sera de même pour le groupe aérien embarqué, qui n’a pas fréquenté le pont d’envol du porte-avions depuis la fin 2012. Pilotes de Rafale Marine, Super Etendard Modernisés et autres Hawkeye multiplieront les appontages et catapultages en vue de recouvrer leurs qualifications.

Cet été, le Charles de Gaulle s’entrainera également avec les unités d’escorte et de soutien (frégates, sous-marin, ravitailleurs, avions de patrouille maritime…), ainsi que l’état-major embarqué dans le cadre de la remontée en puissance de l’ensemble du groupe aéronaval (GAN). L’objectif de la Marine nationale est que celui-ci soit de nouveau parfaitement opérationnel d’ici la fin de l’été.

 

 

Le CDG appareillant de Toulon le 1er juillet (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Le CDG appareillant de Toulon le 1er juillet (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

 

Concernant le prochain déploiement du GAN, prévu pour le moment autour de l’automne, divers scénarios sont envisagés. En fait, il sera projeté là où la France l’estimera nécessaire. Le Charles de Gaulle pourrait être envoyé en mission en océan Indien, zone qu’il fréquente habituellement, mais rien n’est encore certain. Cela dépendra en effet de l’évolution de la situation géostratégique, marquée actuellement par une dégradation de la situation en Méditerranée orientale, avec le conflit syrien bien entendu, mais aussi ses conséquences sur ses voisins, à commencer par le Liban. Sans oublier les troubles auxquels l’Egypte est actuellement confrontée, avec toujours, en filigrane, un point sensible : le franchissement du canal de Suez qui relie la Méditerranée à la mer Rouge. Depuis plusieurs mois, la Marine nationale maintient d'ailleurs des moyens en Méditerranée orientale, les frégates de défense aérienne se relayant notamment sur zone afin de suivre la situation. 

 

 

Le Charles de Gaulle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

Le Charles de Gaulle (© MER ET MARINE - VINCENT GROIZELEAU)

 

 

Plus grand bâtiment militaire européen actuellement en service, le Charles de Gaulle mesure 261.5 mètres de long et présente un déplacement de 42.500 tonnes en charge. Doté d’une propulsion nucléaire, lui conférant une très grande autonomie, ce bâtiment peut mettre en œuvre jusqu’à 40 aéronefs dotés d’armes conventionnelles et, pour les Rafale Marine, du nouveau missile nucléaire ASMP-A. Son escorte est constituée de frégates de défense aérienne et de lutte anti-sous-marine, ainsi que d’un sous-marin nucléaire d’attaque. Des bâtiments de ravitaillement assurent le soutien logistique de cette flotte (combustible, munitions, pièces de rechange, vivres…) 

Marine nationale