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Le Charles de Gaulle reprend la mer

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Le Charles de Gaulle reprend la mer

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Le porte-avions français sort de son arrêt technique estival, qui a débuté au mois de juin, et a repris la mer hier. Une première sortie consacrée aux essais, afin de valider les travaux réalisés par DCNS et les performances du bâtiment, qui devrait rejoindre sa base varoise d’ici vendredi. Si les tests sont concluants, le Charles de Gaulle et son équipage débuteront leur entrainement, avec des périodes de mise en condition opérationnelle (MECO) et de remise à niveau opérationnelle (RANO), comprenant généralement une semaine à quai et deux en mer, afin que le porte-avions et son équipage retrouvent leurs qualifications. Viendra ensuite le tour du groupe aérien embarqué (GAE), constitué de Rafale Marine, Super Etendard Modernisés, Hawkeye et hélicoptères. Alors que les pilotes se sont entrainés ces dernières semaines dans la perspective de leur retour à bord (notamment via des appontages simulés sur piste), les avions vont bientôt retrouver le pont d’envol du Charles de Gaulle en vue d’une qualification du GAE. En parallèle, le bâtiment va s’entrainer avec d’autres unités (frégates de défense aérienne et de lutte anti-sous-marine, sous-marin, ravitailleur et patrouille maritime) constituant le groupe aéronaval (GAN). Sans oublier l’état-major chargé de la conduite de cette flotte, qui devrait être de nouveau pleinement opérationnelle d’ici le début du mois de novembre. Le GAN pourra alors, si besoin, être déployé.

 

(© : MARINE NATIONALE)

(© : MARINE NATIONALE) 

 

Probable déploiement au Moyen-Orient en fin d'année

Traditionnellement maintenant, il effectue chaque hiver un déploiement et, compte tenu de la situation géopolitique, cette mission le conduit dans la région du Golfe Persique. Même si rien n’est officiel et que la décision de déployer le porte-avions est toujours prise par l’Elysée compte tenu de son importance diplomatique et militaire, le GAN devrait en toute logique voguer vers le Moyen-Orient d’ici la fin de l’année. Il conviendra seulement de voir s’il s’éternise en Méditerranée orientale dans le cadre d’éventuelles actions contre Daech en Syrie, où s’il se rend directement dans le Golfe Persique, à partir duquel ses avions avaient déjà frappé les positions islamistes en Irak l’hiver dernier (10 à 15 sorties quotidiennes). A cette époque, le Charles de Gaulle avait étroitement travaillé avec l’US Navy et même assuré brièvement la permanence aéronavale de la coalition entre le départ de l’USS Carl Vinson et son remplacement par un autre porte-avions américain. Une première qui pourrait éventuellement se reproduire cet hiver, tant les marines française et américaine ont atteint un haut degré d’interopérabilité et de confiance. 

Marine nationale