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Le porte-avions Charles de Gaulle paré pour sa nouvelle mission

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Le porte-avions Charles de Gaulle paré pour sa nouvelle mission

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(Actualisé le 22/02/21 : le départ en images du Charles de Gaulle dimanche 21 février). Après avoir quitté Toulon lundi midi pour un ultime entrainement avant sa nouvelle mission, le porte-avions Charles de Gaulle doit normalement, en cette fin de semaine, repasser par la base navale varoise et repartir rapidement, cette fois pour de bon.

 

 

Au centre du groupe aéronaval (GAN), qui forme la Task Force 473, le Charles de Gaulle va réaliser son treizième déploiement depuis sa mise en service il y a vingt ans. Pour cette nouvelle mission, baptisée Clemenceau 21, le GAN va évoluer en Méditerranée, en mer Rouge, au nord de l’océan Indien et dans le golfe Arabo-persique. A deux reprises, il sera engagé dans Chammal, volet français de l’opération internationale Inherent Resolve contre Daech. « Aux côtés de ses alliés, la France reste pleinement engagée dans la lutte contre la menace terroriste au Levant. Le groupe aéronaval sera ainsi intégré à l’opération Chammal, depuis le Golfe arabo-persique et la Méditerranée orientale. Il renforcera les quelques 600 militaires actuellement au Levant, au sein de la Coalition internationale Inherent Resolve pour lutter contre Daech. Depuis 2014, date de début de l’opération Chammal, plusieurs Rafale de l’armée de l’Air et de l’Espace décollent depuis leur base aérienne projetée au Levant ou bien depuis la base aérienne française aux Émirats arabes unis. Leur mission est d’aller frapper Daech ou collecter du renseignement sur ses mouvements. Les pilotes de la Marine nationale rejoindront ainsi leurs frères d’armes de l’armée de l’Air et de l’Espace dans ce combat contre le terrorisme », détaille le ministère des Armées. Ce déploiement contribuera aussi, rappelle l’Hôtel de Brienne, « à réaffirmer notre attachement au principe fondamental de liberté de navigation, pilier de notre stratégie en Indopacifique, en particulier autour de certaines zones stratégiques : le canal de Suez, la mer Rouge, le détroit de Bab-el-Mandeb, le Golfe d’Aden et le détroit d’Ormuz ».

 

 

Pour cette mission, le groupe aérien embarqué du Charles de Gaulle est composé de vingt avions de combat Rafale Marine, deux avions radar Hawkeye ainsi que trois hélicoptères, deux Dauphin Pedro et un Caïman Marine. Le porte-avions sera escorté par la frégate de défense aérienne Chevalier Paul, la frégate multi-missions Provence (renforcée en début de mission par une autre FREMM, l’Auvergne) et un sous-marin nucléaire d’attaque, le soutien logistique étant assuré par le bâtiment de commandement et de ravitaillement Var. Le GAN va aussi intégrer des unités alliées, avec notamment la frégate belge Leopold I, une frégate grecque (finalement le Kanaris) et le destroyer américain Porter. « Puissant fédérateur et intégrateur de capacités militaires de premier rang, le porte-avions consolidera notre interopérabilité avec nos partenaires américains, belges et grecs. Il bénéficiera ainsi, pendant plusieurs phases de sa mission, de l’escorte de bâtiments de ces pays. L’Italie, l’Inde et le Japon pourraient également participer aux activités opérationnelles du groupe aéronaval en engageant des aéronefs ou des frégates. Le groupe conduira des exercices bilatéraux pour renforcer notre coopération régionale avec les pays de la zone, et notamment jusqu’en Inde où il participera à l’exercice majeur Varuna ». L’exercice franco-indien Varuna auquel doit également participer le groupe amphibie français qui a quitté Toulon hier dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc

Le retour à Toulon du groupe aéronaval est prévu en juin.

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