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Le Charles de Gaulle va partir vers l'océan Indien et le golfe Persique

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Le Charles de Gaulle va partir vers l'océan Indien et le golfe Persique

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S'il ne s'agit pas d'une surprise, l'annonce a au moins le mérite d'officialiser les choses. Hier, à bord du Charles de Gaulle, Nicolas Sarkozy a indiqué que le porte-avions français serait déployé dans les prochains mois. Le président de la République a, ainsi, confirmé que le groupe aéronaval de la Marine nationale partirait « avant la fin de l'année en océan Indien et dans le golfe Persique ». Immobilisé durant un an et demi pour son premier grand arrêt technique puis cloué à quai suite à un problème d'usure sur des paliers de lignes d'arbres, le Charles de Gaulle n'a pas connu de véritable déploiement depuis 2007. Désormais parfaitement opérationnel, le bâtiment va pouvoir rejoindre l'une des zones les plus sensibles et les plus stratégiques de la planète, où il s'est fréquemment rendu depuis sa mise en service, en 2001. De la stabilité de la région du golfe Persique et de l'océan Indien dépend en effet largement la santé de l'économie française et européenne. Une grosse partie des approvisionnements en pétrole, matières premières et produits manufacturés transite en effet par cette région, dont le secteur le plus sensible est le détroit d'Ormuz. Passage obligé des tankers sortant du Golfe, ce passage sépare les émirats arabes de l'Iran, qui ne manque pas, régulièrement, de menacer d'en perturber l'accès. La présence des groupes aéronavals américains, mais aussi français, ont d'ailleurs permis, ces dernières années, de calmer à plusieurs reprises les ardeurs de Téhéran.
Au cours de son déploiement, le Charles de Gaulle soutiendr également, avec son groupe aérien embarqué, les troupes engagées en Afghanistan contre les talibans.
Long de 261 mètres pour un déplacement de plus de 42.000 tonnes en charge, le Charles de Gaulle peut embarquer une quarantaine d'aéronefs. Son parc aérien comprend, notamment, des Rafale Marine, des Super Etendard Modernisés et des avions de guet aérien E-2 C Hawkeye. Ces appareils, profitant de la liberté de manoeuvre du porte-avions dans les eaux internationales, peuvent lancer des raids aériens, y compris nucléaires, à plus de 1500 kilomètres du Charles de Gaulle. En dehors du porte-avions et de son groupe aérien embarqué, le groupe aéronaval compte des frégates de lutte antiaérienne et anti-sous-marine, un sous-marin nucléaire d'attaque et un bâtiment de ravitaillement.

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