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Le chiffre d'affaires de Technip perd un milliard d'euros

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Le chiffre d'affaires de Technip perd un milliard d'euros

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Technip a présenté hier ses résultats pour 2009. Le groupe français a généré l'an dernier un chiffre d'affaires de 6.456 milliards d'euros, soit une baisse de près de un milliard d'euros par rapport à l'exercice 2008 (7.481 milliards d'euros). Dans un contexte économique difficile, le résultat net a également fortement baissé, pour s'établir à 170 millions d'euros (contre 448 M€ en 2008). « En 2009, Technip a continué d'accorder la priorité à la bonne réalisation des projets, à la sélectivité dans les réponses aux appels d'offres et à la gestion prudente de sa trésorerie. Nous avons amélioré notre rentabilité opérationnelle, généré une trésorerie soutenue et assuré le renouvellement de notre carnet de commandes, malgré les incertitudes qui pesaient sur le marché », explique Thierry Pilenko, Président-Directeur Général de Technip. Fin décembre, la trésorerie nette de Technip s'établissait à 1.78 milliard d'euros.
L'année 2009 a été marquée par la réussite de plusieurs projets majeurs sur les trois branches d'activité du groupe : Subsea, Onshore et Offshore. Il s'agit notamment de l'unité de stockage flottante (FPSO) Akpo, des quatre premiers trains de GNL au Qatar et de l'installation des risers hybrides du projet Cascade & Chinook, dans le Golfe du Mexique. Dans le même temps, les nouveaux contrats ont permis de porter le carnet de commandes à 8 milliards d'euros. Technip travaillera notamment sur la raffinerie de Jubail, en Arabie Saoudite, sur des contrats pour les champs Jubilee au Ghana et Goliat en Norvège, sur la fourniture de plateformes offshore pour Petrobras au Brésil et a également remporté un contrat cadre pour une unité flottante de production de GNL destinée à Shell.

Profiter du renouvellement des champs pétrolifères anciens

Prudent, Technip se fixe comme objectif d'atteindre, en 2010, un chiffre d'affaires de 5.9 à 6.1 milliards d'euros, dont 2.6 à 2.7 milliards pour l'activité Subsea. « Les principales évolutions affectant notre industrie demeurent inchangées depuis quelques mois. Le nombre d'appels d'offres s'est maintenu en 2009 et au début de 2010, la hausse des cours du pétrole conjuguée à la baisse du coût des projets ayant encouragé nos clients à évaluer leur portefeuille de projets. Cependant, nous avons pu observer des retards dans les décisions finales d'investissement, par un faible taux de conversion des appels d'offres et par conséquent une pression continue sur les prix au sein de notre industrie. Toutefois, les projets ne peuvent pas être reportés indéfiniment. Entre 2007 et 2009, peu de décisions finales d'investissement ont été prises, dans un premier temps en raison des coûts élevés et du manque de ressources, puis dans un deuxième temps en raison de la crise économique », estime Thierry Pilenko. Pour le président de Technip : « Pour 2010 et au-delà, malgré les incertitudes persistantes sur l'évolution de la demande d'hydrocarbures, des insuffisances apparaîtront tôt ou tard sur les réserves et sur la production, notamment pour le pétrole. Si l'on suppose une relative stabilité des cours du pétrole et une meilleure visibilité sur le coût global des projets, on pourrait assister à une accélération des décisions finales d'investissement durant le second semestre de cette année ».
Le groupe compte, notamment, sur la baisse de la production des champs pétroliers les plus anciens, qui devra être compensée par de nouvelles ressources. Or, celles-ci sont situées dans des zones de plus en plus difficiles d'accès qui nécessitent un degré plus élevé d'innovation technologique, comportent des risques plus importants, et parfois un allongement des durées d'exécution des projets. Dans le même temps, Technip dit assister à une accélération du transfert des capacités de raffinage et pétrochimiques des pays développés vers des zones où se construisent des unités plus modernes et efficaces, plus proches des ressources (Moyen-Orient, Amérique latine) et des clients finaux (Asie).

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