Construction Navale
Le chômage partiel touche désormais Fincantieri

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Le chômage partiel touche désormais Fincantieri

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Le groupe italien, leader mondial de la construction de paquebots, est à son tour touché par le manque de commandes. Cette semaine, pour la première fois, des salariés sont contraints de subir des mesures de chômage partiel au chantier Castellammare di Stabia, près de Naples. Fincantieri espère gérer les trous de charge par des mesures limitées de chômage partiel et en recourant aux redéploiements de personnels. Néanmoins, si la situation devait perdurer, la direction estime que le groupe devra se concentrer sur les chantiers les plus compétitifs.
Comptant 9400 salariés, Fincantieri est un groupe très éclaté, avec un total de 8 chantiers. Riva Trigoso (Gênes) et Muggiano (La Spezia) sont spécialisés dans la réalisation de navires militaires. Ils disposent d'une bonne visibilité, avec une quinzaine de bâtiments à livrer dans les prochaines années. Dans le domaine civil, les chantiers de Monfalcone (Gorizia), Marghera (Venise) et Sestri Ponente (Gênes) sont spécialisés dans la production de paquebots. Ils disposent encore d'une grosse année de pleine charge puis, à compter de la fin 2010, la charge de travail va se réduire. A l'heure actuelle, sur 14 navires de croisières inscrits au carnet de commandes, seul une unité est prévue pour une livraison en 2012. Fincantieri doit donc, d'urgence, engranger de nouvelles commandes. Des discussions sont notamment en cours avec le groupe américain Carnival, premier client des chantiers italiens.
Concernant les autres activités dans la construction navale civile, les sites d'Ancône, Castellammare di Stabia (Naples) et Palerme se concentrent sur la réalisation d'unités de luxe, de ferries, ou sur le marché de l'offshore, des refontes et de la réparation navale. Dans ce domaine, le contexte économique ne pousse notamment aux commandes de super-yachts ou de nouveaux ferries, ces derniers étant réalisés à Castellammare di Stabia.
On notera que l'absence de commandes, notamment dans le secteur de la croisière et des ferries, ne touche pas que Fincantieri. Ses concurrents français et finlandais (groupe STX Europe) sont dans une situation encore plus délicate. Seul l'Allemand Meyer Werft dispose d'un carnet de commandes plein jusqu'en 2012.

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