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Le Clemenceau va quitter Toulon dans les prochains jours

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Le Clemenceau va quitter Toulon dans les prochains jours

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La préparation des opérations de remorquage de l’ancien porte-avions français est quasiment terminée et le navire va donc pouvoir prendre la direction d’Alang, en Inde, où il doit être démentelé. C’est ce qu’a indiqué le porte-parole du ministère de la Défense (Mindef): « les modalités pratiques sont en train de se mettre en place », précise Jean-François Bureau . Du côté de la Marine nationale, un délai de « trois semaine » est avancé, le temps que l’affaire soit juridiquement bouclée. En effet, les associations anti-amiante, qui dénoncent le départ du navire pour un chantier indien, ne restent pas inactives. L’Andeva, Ban Abestos et le Comité anti-amiante Jussieu ont annoncé vendredi le dépôt d'un recours en urgence pour empêcher le départ du Clemenceau. Saisis auparavant, le Tribunal Administratif et le Tribunal de Grande Instance de Paris se sont déjà déclarés incompétent pour traiter cette affaire, portant sur un matériel militaire.

L’ancien porte-avions a subi cette année deux séries de travaux, permettant un désamiantage partiel. Selon le Mindef, 115 tonnes de matière dangereuses ont été extraites. Aux dires des associations, il en resterait au moins 140 tonnes. Pour l’Andeva et Ban Abestos, la Paris viole la convention de Bâle. Cet accord international, ratifié par la France, soumet l’exportation de déchets dangereux à des conditions très strictes. Pour le ministère, le Clemenceau est un navire de guerre et n’est donc pas soumis aux règles adoptées pour les déchets civils. Du côté des associations, le ferraillage du navire en Inde pose le problème de la sécurité sanitaire des ouvriers, qui procèderont à la découpe de la coque. Face à cette accusation, l’Etat rétorque que le Chantier d’Alang est l’un des rares à être certifié ISO 9002.

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