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Le Costa Pacifica a quitté Marseille après les réparations d’usage

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Légèrement endommagé la veille lorsqu'il a heurté un duc d’albe à Marseille, le paquebot Costa Pacifica a quitté le port phocéen hier matin, peu avant 9 heures. Dans la nuit, une plaque d’acier a été soudée pour recouvrir la brèche laissée sur la coque du navire, assurant de nouveau son étanchéité. Les travaux se sont achevés dès 2 heures du matin, mais il a fallu attendre le début de matinée pour que le paquebot soit inspecté et reçoive la certification règlementaire l’autorisant à reprendre la mer. L’incident s’est produit mardi, vers 8h15, alors que le Costa Pacifica était en manœuvre pour s’amarrer au terminal croisière de Marseille. Après avoir franchi la passe nord et évité dans le bassin, le navire s’est présenté par l’arrière, ce qui constitue une manœuvre habituelle. Alors qu’il culait, une rafale de vent l’a légèrement poussé vers le duc d’albe situé au bout du quai 181 et permettant l’amarrage des grands paquebots. Le choc n’a pas été violent, et n’a semble-t-il même pas été ressenti par les passagers, mais le raclement de la coque sur le béton a provoqué un enfoncement sur une dizaine de mètres, perçant légèrement l’acier à l’endroit où le frottement a été le plus fort. Le paquebot ne s’est appuyé sur le duc d’albe qu’un court moment, avant de s’en décoller rapidement et de poursuivre sa manœuvre pour s’amarrer.

 

Le terminal croisière de Marseille, avec le poste 181 sur la droite (© : MetM)

 

Un « non évènement » très médiatisé

 

Toutefois, si la perforation de la coque est petite et située nettement au dessus de la ligne de flottaison, la règlementation impose, naturellement, d’assurer l’étanchéité du navire avant que celui-ci reprenne la mer. L’ajout provisoire d’une plaque en acier sur des brèches est très courant dans le milieu maritime, des centaines de navires se voyant parés chaque année, à travers le monde, d’une « doublante », après avoir heurté un quai ou un autre bateau dans un port. « C’est un non évènement. Malgré toutes les précautions prises, de petits incidents arrivent de temps à autres. Mais on n’en parle jamais d’habitude », relativise un professionnel. Il est vrai que la mésaventure du Costa Pacifica a été largement relayée par la presse, certains n’hésitant pas à « survendre l’information », comme on dit dans le métier, en n'hésitant pas à parler de navire « éventré ». Une surexposition liée évidemment au fait que Costa, depuis le naufrage du Concordia en janvier dernier, est sous le feu des projecteurs. Nul doute que si l’incident était arrivé à une autre compagnie, l’engouement médiatique aurait été bien moindre…

Parfaitement opérationnel, le navire poursuit, quant à lui, le cours de sa croisière. Après avoir navigué à plus de 21 nœuds pour compenser un peu son retard, il est arrivé hier, vers 18 heures, à Barcelone, où il a comme, à Marseille, embarqué et débarqué des passagers. Sa doublante assurant sans problème l’intégrité de la coque,  renforçant même mécaniquement la structure, les réparations définitives seront menées dans les prochains mois, soit à l’occasion d’un arrêt technique programmé, soit lors d’un bref passage en cale sèche.

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