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Le coût de l’éolien flottant va baisser de 70 % d’ici 2050, prédit le DNV GL

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Le coût de l’éolien flottant va baisser de 70 % d’ici 2050, prédit le DNV GL

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Le DNV GL prédit le rapide avènement de l’éolien offshore flottant, dans un rapport. Encore balbutiantes, ces nouvelles technologies sont selon la société de classification amenées à se développer rapidement et leurs coûts à diminuer drastiquement d’ici 2050.

20% de l'éolien offshore

Pour le moment, il n’existe que deux champs pilotes d’éoliennes flottantes : Hywind Scotland (Ecosse) et Windfloat Atlantic (Portugal). A eux deux, ils ne produisent pas plus de 100 MW, mais le DNV GL prévoit, dans son Energy Transition Outlook Report 2020, que la production soit de 250 GW en 2050, représentant plus de 20% de l’éolien offshore et autour de 2% de la production d’énergie mondiale. Evidemment, l’éolien flottant a l’avantage de pouvoir être installé dans des eaux plus profondes que l’éolien offshore fixe, qui nécessite des eaux peu profondes. Il permet ainsi d’accéder à de nombreux nouveaux sites et gisements de vent.

Cette rapide expansion de l’éolien flottant pourrait voir passer le coût du MWh d’environ 135 euros, aujourd’hui, à 40 euros en 2050. De plus, dans les 30 prochaines années, il devrait devenir tangent au coût de l’éolien offshore fixe, aujourd’hui autour de 85 euros le MWh.

Opportunité

Le DNV GL pointe qu’il pourrait s’agir d’une « énorme opportunité » pour de nombreux acteurs. Tandis que davantage de pays pourront avoir accès à l’éolien offshore, l’oil&gas devrait se reconvertir en exploitant son expertise dans les plateformes, les constructeurs de turbines accéder à de nouveaux marchés et les chantiers être amenés à construire des dizaines de flotteurs.

Néanmoins, la société de classification souligne que le profil de risques est plus élevé que pour l’éolien offshore fixe, avec des ensembles comprenant un flotteur, une turbine et un système d’ancrage. De plus, la technologie étant en plein développement avec de nombreux concepts différents et des projets d’installation sur 6 à 10 ans, il est probable qu’en arrivant à terme les meilleures conceptions ne soient pas celles choisies au départ, ce qui impliquera pour les opérateurs d’anticiper au mieux et de rester flexibles. Le DNV GL insiste aussi sur la nécessité de définir les bons standards pour permettre à la technologie d’atteindre son plein potentiel.

Il existe aujourd’hui quatre principaux types de flotteurs. Les barges, flotteurs semi-submersibles et bouées en forme de colonnes à grand tirants d’eau sont simplement ancrées, tandis que les plateformes TLP (tension leg platform) sont mises en tension sur le fond.

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