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Le Crédit Agricole veut renforcer sa présence dans l’économie bleue

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« Tout a commencé, il y a trois ans, quand notre nouveau directeur régional est arrivé dans le Finistère et qu’il a constaté qu’on parlait très peu de mer dans nos banques ». Caroline Maze est chargée d’affaire au sein de la filière mer du Crédit Agricole du Finistère. Elle fait partie d’une équipe de quatre personnes dédiée au développement de la banque dans les activités maritimes du département breton.

Le nouveau directeur régional, Nicolas Venard, commande un rapport au cabinet Kurt Salmon, avec comme idée d’identifier les différentes filières de l’économie bleue et leur potentiel. « Nous avions déjà des clients dans le milieu maritime, comme BAI par exemple, mais l’idée était de mieux connaître les ressources du territoire pour mieux l’accompagner dans son développement, puisque c’est cela le positionnement du Crédit Agricole ».

130 nouveaux clients en trois ans

Pêche, construction navale, conserveries, biotechnologies, culture d’algues, nautisme, course au large... «  nous avons identifié beaucoup de secteurs où les entreprises, petites et grandes, sont dynamiques ». En trois ans, le Crédit Agricole du Finistère a ainsi convaincu 130 nouveaux clients. « Nous finançons par exemple une vingtaine de bateaux de pêche et nous continuons à prospecter ce secteur auquel nous croyons beaucoup ». La banque est ainsi en train de développer une offre spécifique pour les marins pêcheurs.  « Nous nous appuyons beaucoup sur nos référents dans les agences, nos chargés de clientèle pour les grandes entreprises et ceux des PME, pour identifier les besoins locaux ». Pour l’expertise technique, notamment en termes d’évaluation des projets de financement, la filière mer s’appuie sur une commission constituée de professionnels maritimes.

Essaimer au niveau national

Une démarche qui a plu à la direction nationale du groupe Crédit Agricole. « Ils ont regardé ce que nous faisions, la façon dont nous avions progressivement structuré notre offre ». Du coup, les voisins bretons, normands ou même de la région PACA sont intéressés et sont venus voir, hier à Brest, comment tout cela s’organisait. « Nous travaillons à une solution clé en main pour aussi essaimer au niveau national ».