Défense
Le Dixmude mènera ses essais en eaux chaudes pendant la mission Jeanne d'Arc

Actualité

Le Dixmude mènera ses essais en eaux chaudes pendant la mission Jeanne d'Arc

Défense

Le bâtiment de projection et de commandement Dixmude profiterait de la mission Jeanne d'Arc, qui devrait lui incomber en 2012, pour mener à bien ses essais en eaux chaudes. Construit par STX France, le troisième BPC du type Mistral a quitté Saint-Nazaire en juillet pour gagner Toulon, où DCNS procède depuis cet été à la mise au point de son système d'armes et de son système de combat. Après réception par la Direction Générale de l'Armement, le Dixmude sera remis à la Marine nationale en début d'année. Les militaires profiteront ensuite de la mission Jeanne d'Arc pour réaliser la phase 2 de la vérification des capacités militaires (VCM, autrefois connue sous le nom de traversée de longue durée) du bâtiment. Si les marins n'ont aucune crainte quant au bon fonctionnement de ce bateau, qui est un troisième de série, des essais sont néanmoins nécessaires pour tester les modifications opérées sur le Dixmude par rapport à ses deux aînés, les Mistral et Tonnerre. En plus de certaines évolutions technologiques et structurelles (comme la modification de la passerelle de défense à vue), le navire présente une propulsion légèrement différente, avec par exemple un second propulseur d'étrave et un système de réfrigération différent des BPC précédents. Il convient donc de tester ces équipements en eaux chaudes et le déploiement prévu dans le cadre de la campagne Jeanne d'Arc s'y prête tout à fait. Ce n'est qu'à l'issue de ces essais que l'admission au service actif du Dixmude sera officiellement prononcée, ce qui signifie que le bâtiment effectuera donc son premier déploiement avant son « ASA », ce qui avait d'ailleurs été le cas du Mistral à l'été 2006, lorsque le premier BPC français avait été dépêché au Liban.
Pour mémoire, la mission Jeanne d'Arc a été inaugurée en 2010 afin de succéder aux campagnes d'application de l'ancien porte-hélicoptères éponyme, retiré du service cette même année. Ce déploiement, qui implique un BPC et la frégate Georges Leygues, vise à assurer la formation à la mer et dans un cadre interarmées des officiers-élèves, mais également à pré-positionner une force de projection dans les régions sensibles, comme l'océan Indien. A cet effet, le BPC embarque des hélicoptères, des troupes et des véhicules de l'armée de Terre, ainsi que des engins de débarquement.

Marine nationale