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Le Dixmude part aux Antilles, le Mistral a rejoint Mayotte. Mais pour quoi faire?

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Le Dixmude part aux Antilles, le Mistral a rejoint Mayotte. Mais pour quoi faire?

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Dans le cadre de l’opération Résilience, au travers de laquelle l’armée française participe au soutien  des services sanitaires civils dans la lutte contre le Covid-19, deux des trois porte-hélicoptères amphibies (PHA, ex-BPC) de la Marine nationale sont mobilisés pour renforcer les moyens disponibles Outre-mer. Une semaine après son retour d’un déploiement au Liban, le Dixmude a quitté vendredi 3 avril sa base de Toulon pour rejoindre la zone Antilles-Guyane, où il est attendu sous quinzaine. Quant au Mistral, qui avait appareillé du port varois le 26 février en compagnie de la frégate Guépratte pour mener la 11ème mission Jeanne d’Arc, il avait été maintenu en océan Indien afin de pouvoir soutenir les territoires français de cette zone. Après une escale technique aux Seychelles, il a finalement été dépêché à Mayotte, où il est arrivé samedi 4 avril, du fret médical étant par ailleurs acheminé depuis La Réunion par le bâtiment de soutien et d’assistance Outre-mer (BSAOM) Champlain en parallèle de la mise en place d’un pont aérien entre les deux îles.

« Renforcer les capacités de gestion de crise des autorités locales »

La mission confiée aux PHA est de « renforcer les capacités de gestion de crise des autorités locales », indique le ministère des Armées. Une formulation assez vague qui signifie que les bateaux, les personnels et moyens qu’ils embarquent sont surtout là pour offrir une palette de capacités dans lesquelles puiser. Ils pourront ainsi donner un coup de main partout où ils seront utiles afin de compléter les services de l’Etat et autres moyens locaux mobilisés dans cette crise. Cela va de l’acheminement de matériel et d’équipements médicaux depuis la métropole (pour le Dixmude) à des opérations logistiques inter-îles, en passant par l’emploi des hélicoptères de manœuvre embarqués dans des évacuations médicales vers les hôpitaux, ou encore le soutien aux forces de sécurité locales et l’assistance à la population, y compris des distributions de vivres.

Pas configurés pour servir d’hôpitaux flottants

En revanche, pour l’heure, il n’est pas question de transformer les Mistral et Dixmude en hôpitaux flottants, ni pour l’accueil de malades du Covid-19, ni pour soulager les infrastructures médicales terrestres en recevant des patients atteints d’autres pathologies. Si l’épidémie prenait des proportions te

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