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Le Dumont d'Urville quitte définitivement la Polynésie

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Le Dumont d'Urville quitte définitivement la Polynésie

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Le bâtiment de transport léger Dumont d'Urville a fait ses adieux à la Polynésie française. Le Batral a appareillé hier de Papeete pour mettre le cap sur les Antilles. Il devrait rejoindre sa nouvelle base de Fort-de-France mi-décembre. Ce redéploiement intervient dans le cadre de la réorganisation des moyens de la Marine nationale outre-mer, la priorité étant donnée aux Antilles et à La Réunion. Dans cette perspective, il a été décidé d'affecter le Dumont d'Urville en Martinique, afin de remplacer l'un de ses sisterships, le Francis Garnier, rentré en métropole cette année afin d'être désarmé à Brest. Le Dumont d'Urville ne sera, en revanche, pas remplacé sur le théâtre polynésien, qui ne conserve comme principaux navires que la frégate de surveillance Prairial, les patrouilleurs La Railleuse et La Tapageuse, ainsi que le remorqueur-ravitailleur Revi.
Troisième d'une série de cinq unités, le Dumont d'Urville a été construit au Grand-Quevilly et est entré en service en 1983. Il a réalisé, jusqu'ici, l'essentiel de sa carrière en Polynésie française. Comme les autres Batral du type Champlain, ce navire, long de 80 mètres pour un déplacement de 1385 tonnes en charge, a été conçu durant la guerre froide, spécifiquement pour assurer la protection des territoires d'outre-mer.

Le Dumont d'Urville (© : MARINE NATIONALE)
Le Dumont d'Urville (© : MARINE NATIONALE)

Les Batral devaient, à l'époque, pouvoir mettre en oeuvre une compagnie d'intervention Guépard de l'armée de Terre. Ils ont, ainsi, la capacité d'embarquer 140 hommes de troupe et 12 véhicules, dont des blindés. Capables de débarquer les éléments transportés sur une plage via leur rampe avant, ces bâtiments ont été, à maintes reprises, utilisés pour des opérations humanitaires, leurs capacités amphibies se révélant très utiles pour débarquer hommes et matériel dans des zones dépourvues d'installations portuaires (ou si celles-ci sont inutilisables). Ils peuvent, également, permettre le transport vers les îles de forces de l'ordre au cas où les ports seraient bloqués lors de mouvements sociaux, comme cela s'est vu avec le Francis Garnier en Guadeloupe en 2009.
Après le désarmement des Champlain et Francis Garnier, seuls trois Batral sont encore opérationnels. Le Jacques Cartier est basé en Nouvelle-Calédonie et le La Grandière à La Réunion. Ce type de navire a également été vendu à 8 exemplaires au Chili, à la Côte d'Ivoire, au Gabon et au Maroc.

Le La Grandière (© : MARINE NATIONALE)
Le La Grandière (© : MARINE NATIONALE)

Le Francis Ganier (© : MARINE NATIONALE)
Le Francis Ganier (© : MARINE NATIONALE)

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