Marine Marchande
Le ferry Onyx n'a pas encore atteint Gibraltar

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Le ferry Onyx n'a pas encore atteint Gibraltar

Marine Marchande

Le feuilleton concernant le vieux ferry Onyx se poursuit. Le navire, immobilisé à Brest pendant plus de deux mois, a quitté la Bretagne le 10 février, cap sur la Méditerranée. Mais, 9 jours plus tard, il n'a toujours pas atteint Gibraltar. En fait, il s'est arrêté à Lisbonne. Un arrêt pour faire le plein en combustible a été évoqué mais, selon certaines sources, des inspecteurs de l'équivalent portugais du Centre de Sécurité des Navires seraient montés à bord. L'Onyx a-t-il été victime d'une nouvelle avarie ? Mystère. A la préfecture maritime de l'Atlantique, on indiquait hier ne pas en savoir plus, l'affaire étant désormais du ressort des autorités portugaises. Fin novembre, le bateau avait été remorqué à Brest par l'Abeille Bourbon suite à une avarie sur son système propulsif. A son arrivée dans le Finistère, la question de son devenir s'était posée. Construit en 1966 et immobilisé deux ans en Finlande, où l'agence environnementale le considérait comme un déchet, l'ex-Casino Express avait finalement été autorisé à appareiller de Vaasa, son nouvel « armateur » affirmant qu'il comptait le ré-exploiter sur un service de fret. Cette thèse avait laissé sceptiques certains experts, notamment en raison de l'identité du propriétaire, qui n'est autre qu'un négociant indien en ferrailles navales. Après avoir effectué les réparations imposées par le CSN de Brest, le propriétaire de l'Onyx a été autorisé à faire partir son navire. Officiellement, le ferry se rend dans un chantier grec, où il serait réparé. Puis il rejoindrait Bahreïn pour être ensuite exploité sur une liaison roulière en mer Rouge.