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Le futur engin de débarquement américain doté de turbines d'Osprey

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Le futur engin de débarquement américain doté de turbines d'Osprey

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Destiné à remplacer le LCAC (Landing Craft Air Cushioned) mis en œuvre par l’US Navy, le futur SSC (Ship to Shore Connector), dont le développement du prototype a été confié au groupe Textron, sera doté d’une nouvelle turbine à gaz fournie par Rolls-Royce. La MT7 est développée par Rolls-Royce à partir d’un moteur d’aéronef, en l’occurrence l’AE1107, qui équipe les convertibles MV-22 Osprey de l’US Marine Corps, appareils se posant et décollant comme des hélicoptères puis, grâce à leurs turbines orientables, volant comme des avions. « L’US Navy voulait une turbine éprouvée car elle ne souhaitait pas prendre le risque de développer une nouvelle machine. Nous avons estimé que la meilleure turbine était celle équipant le MV-22. L’AE1107 est, en effet, en service depuis longtemps et est éprouvée à la mer. Elle a été conçue pour être utilisée dans des conditions difficiles. De plus, elle est facilement adaptable aux besoins du SSC », explique-t-on chez Rolls-Royce.

 

MV-22 OSPREY sur un porte-hélicoptère américain (© US NAVY)

MV-22 OSPREY sur un porte-hélicoptère américain (© US NAVY)

 

MV-22 OSPREY (© US NAVY)

MV-22 OSPREY (© US NAVY)

 

MV-22 OSPREY (© US NAVY)

MV-22 OSPREY (© US NAVY)

 

Plus puissante, plus fiable et moins gourmande

 

En 20 ans d’utilisation sur le MV-22 Osprey, qui a réalisé son premier vol en 1989 et est entré en service en 2005, mais aussi auparavant sur un l’avion T56, l’AE1107 a cumulé 45 millions d’heures de vol. « C’est une machine solide et résistante à la corrosion, qui dispose notamment de parties en titane. Elle est conçue pour être exploitée dans un environnement marin, avec la présence de sel et de sable ». La MT7 surpassera nettement les capacités de la TF 40 B du LCAC, le SSC offrant une puissance supérieure de 25% à celle de son prédécesseur, tout en voyant sa consommation de carburant réduite de 11%. Il n’y aura pas quatre turbines par engin de débarquement, comme c’est aujourd’hui le cas, mais seulement deux machines sur le SSC. Concernant les adaptations, la MT7 verra, par rapport à l’AE1107, sa partie arrière modifiée, avec une ligne d’arbres plus longue entrainant l’hélice du futur aéroglisseur.

 

La turbine à gaz MT7 (© ROLLS-ROYCE)

La turbine à gaz MT7 (© ROLLS-ROYCE)

 

Le futur SSC (© TEXTRON)

Le futur SSC (© TEXTRON)

 

73 SSC à construire pour remplacer les LCAC

 

Bénéficiant d’une puissance de 2 x 5250 cv, le SSC doit, selon les vœux de l’US Navy, être plus robuste que son aîné, qui s’est révélé délicat en termes de maintenance, notamment en raison de la corrosion provoquée par les frictions avec le sable projeté dans l’air par les hélices. Le nouvel engin bénéficiera également d’un nouveau coussin d’air plus résistant. Le reste du bateau sera réalisé en aluminium pour alléger l’engin et, là aussi, éviter la corrosion. Grâce à ses deux MT7, le SSC devra pouvoir atteindre la vitesse de 35 nœuds avec une charge de 74 tonnes, y compris un char de bataille. Les nouveaux SSC devraient être construits à 73 exemplaires. Le prototype sera réalisé par le chantier ALCOA, en Louisiane, alors que les MT7 seront produites par Rolls-Royce sur une chaîne d’assemblage de son usine d’Indianapolis, qui fabrique les turbines des MV-22. Le premier SSC devrait être lancé fin 2015 et débuter ses essais en mer l’année suivante.

Comme les LCAC, dont 84 exemplaires ont été construits, les SSC seront embarqués à bord des transports de chalands de débarquement et les porte-hélicoptères d'assaut de l'US Navy.

 

LCAC (© US NAVY)

LCAC (© US NAVY)

 

LCAC (© US NAVY)

LCAC (© US NAVY)

 

LCAC (© US NAVY)

LCAC (© US NAVY)

 

LCAC (© US NAVY)

LCAC (© US NAVY)

US Navy / USCG Rolls-Royce