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Le GAN achève sa mission contre Daech

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Le GAN achève sa mission contre Daech

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Après deux mois et demi d’opérations intensives en Méditerranée orientale, le groupe aéronaval français, emmené par le porte-avions Charles de Gaulle, rentre à Toulon. C’est la troisième fois en deux ans que le GAN, armé par quelques 2800 marins, est déployé au sein de la coalition internationale luttant contre Daech au Proche et au Moyen-Orient. La première mission Arromanches s’était déroulée de janvier à mai 2015, les avions du Charles de Gaulle bombardant les postions terroristes en Irak depuis le golfe Persique. Puis, cinq jours seulement après les attentats de Paris, le 13 novembre 2015, le Charles de Gaulle appareillait de nouveau, rejoignant très rapidement la Méditerranée orientale pour conduire un premier raid symbolique contre Raqqa, le fief des terroristes, pour la première fois visés par la France en territoire syrien. Ce second déploiement, qui s’était prolongé dans le Golfe, s’est achevé en mars dernier. S’y est donc ajoutée une troisième mission Arromanches, menée depuis la Méditerranée occidentale. En tout, le porte-avions cumule quelques 240 jours de mer depuis le 18 novembre 2015, dont plus de 200 en opérations. Un chiffre extrêmement élevé qui en dit long sur la disponibilité et l’emploi intensif du Charles de Gaulle par le pouvoir politique. « En 15 ans d’activité opérationnelle, le porte-avions a été utilisé sur un rythme intense », rappelle le contre-amiral Olivier Le Bas, commandant du GAN (voir son interview).

 

Le groupe aéronaval au mois d'octobre (© : MARINE NATIONALE)

Le groupe aéronaval au mois d'octobre (© : MARINE NATIONALE)

« L’arme de la réaction urgente et puissante »

Depuis sa mise en service, en 2001, le Charles de Gaulle a, ainsi, réalisé 10 missions, dont 6 en Afghanistan, avant de participer à l’intervention en Libye (Harmattan) en 2011, où il a cumulé en 145 jours consécutifs la moitié des sorties de combat de l’aviation française. Puis il y a eu les missions Arromanches, qui ont une nouvelle fois démontré la flexibilité de cet outil militaire et diplomatique unique en Europe. « Le Charles de Gaulle est d’abord un outil de combat très mobile, très puissant, servi par des compétences rares. En 15 ans, il a conduit 10 missions opérationnelles dans l’arc de crise, 40.000 catapultages et l’équivalent de 23 tours du monde. Cette puissance et cette mobilité me semblent particulièrement adaptées au paysage stratégique d’aujourd’hui. Les crises s’enchaînent sur des théâtres qui évoluent continument. L’arme de la réaction urgente et puissante, l’arme du sursaut d’effort, c’est le porte-avions », estime l’amiral Christophe Prazuck, Chef d’état-major de la marine française.

 

(© : MARINE NATIONALE)

(© : MARINE NATIONALE)

 

Premier déploiement en mode « tout Rafale »

Cette dernière mission du Charles de Gaulle n’a pas dérogé à la règle. A ceci près que la force de frappe embarquée n’a jamais été aussi puissante puisque, pour la première fois, le bâtiment embarquait une composante de chasse uniquement constituée de Rafale Marine suite au retrait du service, en juillet dernier, des derniers Super Etendard Modernisés (SEM). Deux flottilles de Rafale Marine (11F et 12F) ont pris place à bord, soit en tout

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