Marine Marchande
Le Geo Coral réarmé par des marins norvégiens?

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Le Geo Coral réarmé par des marins norvégiens?

Marine Marchande

Un navire sismique français de CGG, actuellement désarmé, pourrait reprendre la mer avec un équipage norvégien. L’information, rendue publique par le syndicat maritime Bretagne Océan CFDT, n’est pas confirmée par CGG qui, sollicité, n’a pas souhaité faire de commentaire.

Pour mémoire, le Geo Coral - puisqu’il pourrait s’agir de ce dernier - fait partie de la flotte de six navires français (aux côtés des Oceanic Phoenix, Oceanic Challenger, Geo Celtic, Geo Caribbean et CGG Alizé), propriété de CGG et anciennement exploité par GeoFieLD (co-société entre CGG et LDA) et armé par des équipages Louis Dreyfus Armateurs.

Ils ont tous été désarmés consécutivement à une mesure du plan d’austérité mis en place en novembre 2015 par CGG suite à des résultats catastrophiques, en grande partie liés à la chute du prix du pétrole. Le groupe de géophysique, basé à Massy et coté à la bourse de Paris, a choisi de mettre sa flotte en propriété « sous cocon » et de continuer à exploiter ses navires affrétés, tous norvégiens. Derrière ce choix, on devine des raisons financières, sans doute liées à de fortes pénalités prévues par les chartes-parties norvégiennes. Les conséquences pour LDA ne se sont pas fait attendre puisque l’armateur français a dû licencier 82 de ses marins. Avec également comme conséquence une perte de compétence pour la marine marchande française.

 

La flotte désarmée à Dunkerque (© : FABIEN MONTREUIL)

La flotte désarmée à Dunkerque (© : FABIEN MONTREUIL)

 

Depuis, CGG a été recapitalisé à hauteur de 350 millions d’euros et a commencé à reprendre des couleurs après avoir décroché des gros contrats de prospection notamment dans le golfe du Mexique et en Afrique de l’Est. C’est sans doute dans cette perspective que le groupe de géophysique remobiliserait un de ses navires en propriété.

La perspective d'un éventuel réarmement d’un navire français avec un équipage norvégien révolte le syndicat maritime Bretagne Océans CFDT : « Comment l’Etat peut-il accepter aujourd’hui qu’une compagnie, dont il est l’actionnaire principal et dont il a participé à éponger les pertes avec l’argent du contribuable, s’apprête à relancer son activité sans même songer à y associer les marins Français ? ».

 

CGG | Actualité du groupe de Géosciences Louis Dreyfus Armateurs