Construction Navale
Le GICAN crée un accélérateur de startups pour le naval

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Le GICAN crée un accélérateur de startups pour le naval

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Le Groupement des Industries de Construction et Activités Navales vient de lancer le programme SEAstart, qui vise à développer les collaborations concrètes entre les startups et les industriels du secteur naval civil et militaire. Alors qu’une soixantaine de « jeunes pousses » ont déjà été identifiées, le GICAN va lancer dans les jours qui viennent un appel à manifestation d’intérêt auprès de ces entreprises. Les réponses seront évaluées à la fin de l'été par un jury qui sélectionnera 10 à 12 candidats. Les lauréats bénéficieront pendant un an de rencontres et réunions concrètes avec les industriels, ainsi qu’une visibilité sur les salons Euromaritime et Euronaval.

Mais ce programme va bien au-delà de simples rendez-vous BtoB et de l’accès à des espaces d’exposition. « Nous voulons mettre en place le premier accélérateur de startups pour le maritime et le naval, avec un accompagnement de ces startups autour de quatre grands axes. D’abord, développer leurs marchés maritimes par l’ouverture des adhérents du GICAN à ces entreprises et à leurs innovations. Et on ne parle pas uniquement de startups qui sont déjà présentes dans le maritime, elles peuvent venir d’autres domaines, comme l’aéronautique et l’automobile, et découvrir par le biais de notre programme les nouveaux débouchés dont elles peuvent bénéficier dans le naval civil et militaire », explique Jacques Orjubin, du GICAN, chargé de coordonner SEAstart.

Accéder à des financements publics et privés

Alors que le second axe est la visibilité, avec comme on l’a vu des rencontres et présences dans certains salons, le troisième, crucial, réside dans les problématiques de financement. « Nous allons les accompagner sur la partie financements publics avec le CORIMER mais également sur le financement privé, qui est un vrai problème pour les startups, en particulier celles qui travaillent dans la défense. Il s’agit donc de les valoriser auprès de financeurs privés et les mettre en relation avec les bons intermédiaires pour qu'elles puissent effectuer les levées de fonds dont elles ont besoin ».

un « intermédiaire de confiance » avec les poids lourds comme les PME du secteur

Et puis il y a enfin l’accompagnement technique, le volet « Expertise » du programme, qui a l’ambition de développer sur des sujets très concrets les relations entre startups et adhérents du GICAN. « Nous nous plaçons là comme un intermédiaire de confiance. Avec d’un côté un accompagnement des startups vers les grands groupes, qu’elles hésitent parfois à aborder en direct, et de l’autre la volonté de permettre aux PME et ETI navales de mettre un pied dans le monde des startups en démontrant à ces adhérents que ce ne sont pas forcément des concurrents, mais qu’elles peuvent aussi être des partenaires ».

Avec au final l’objectif de voir le programme SEAstart mieux fertiliser la filière en matière d’innovations et déboucher sur des collaborations concrètes, comme la réalisation de prototypes.