Energies Marines
Le gouvernement veut faire de la France un leader mondial des énergies marines

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Le gouvernement veut faire de la France un leader mondial des énergies marines

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A l’occasion de son déplacement hier sur le site du Raz Blanchard, dans la région de Cherbourg, Delphine Batho, ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, a affirmé la volonté de l’Etat de faire de la France un leader mondial des énergies marines. Eoliennes offshores ou flottantes, hydroliennes, énergie houlomotrice, énergie thermique des mers… Une nouvelle industrie est en train de voir le jour avec un potentiel de croissance et de création d’emplois présenté comme considérable. Alors que sur certains domaines, comme l’éolien posé sur les fonds marins, d’autres pays européens ont pris de l’avance, l’Hexagone espère rattraper son retard. Et pour les nouvelles technologies, comme l’hydrolien, pour lequel un vaste projet est à l’étude dans le Raz Blanchard, être un pionnier. Dans cette perspective, Delphine Batho a présenté le programme de travail du gouvernement pour accélérer l'émergence des énergies marines. « La France a pour ambition d'être leader dans le domaine des énergies marines. Notre pays dispose d'un potentiel considérable : le deuxième gisement hydrolien d'Europe. La France est aussi la deuxième puissance maritime mondiale présente sur quatre océans grâce à ses outre-mer. Elle est forte d'acteurs industriels de premier plan engagés dans le développement des énergies marines, mais aussi de laboratoires de recherche et de capacités d'expertise déterminantes pour valoriser les ressources marines. Ces énergies nouvelles et renouvelables doivent prendre une place importante dans la transition énergétique. Le développement de ces nouvelles filières industrielles pourra aussi permettre des créations d'emplois importantes ».

 

 

Résultats de l’étude sur le potentiel de la filière attendus le 15 mars

 

 

Le ministère de l’Ecologie rappelle que, lors de la Conférence environnementale, le gouvernement s'est engagé en faveur d'un programme de travail. L'Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) a été missionnée pour préparer un nouvel appel à manifestation d'intérêt. Une étude sur le potentiel de la filière française a été confiée au Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et au Conseil général de l'économie, de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGEIET) par Delphine Batho, Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif et Frédéric Cuvillier, ministre délégué chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche. Le rapport de cette mission sera rendu le 15 mars et sera présenté dans le cadre du débat national sur la transition énergétique.

 

 

Appel à manifestation d’intérêt et travail de planification

  

 

Afin de soutenir les efforts des industriels engagés dans le développement de ces nouvelles technologies, et conformément à la feuille de route de la Conférence environnementale, les premières mesures concrètes ont été annoncées hier. D’abord un appel à manifestation d'intérêt « énergies marines » (AMI) pour développer les briques technologiques et les démonstrateurs de recherche d'énergie hydrolienne, houlomotrice, éolienne flottante et thermique des mers. Les préfets ont, par ailleurs, reçu pour instruction de lancer un large travail de planification et concertation pour identifier des zones propices pour le développement de moyens de production hydrolien pilotes. Delphine Batho a également indiqué que le rapport de la mission qui sera rendu le 15 mars permettra de prendre les décisions rapides attendues par les industriels pour les mécanismes de soutien aux fermes pilotes hydroliennes (AMI, mise en place d'un tarif de rachat de l'électricité produite par les fermes pilotes).

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