Nautisme
Le grand départ du Vendée Globe

Actualité

Le grand départ du Vendée Globe

Nautisme

Vingt-neuf solitaires, un tour du monde, trois caps...Le Vendée Globe 2016, avec ses bateaux à foils et son plateau éclectique, s'est élancé dimanche, par une météo quasi parfaite ! Il était comme prévu 13h02 lorsque la course mythique a débuté. Alors que nos confrères du Télégramme vous permettront de suivre cette épopée maritime quotidiennement au cours des deux à trois prochains mois, il y avait foule hier sur les pontons aux Sables d'Olonne, où 350.000 spectateurs et des centaines de bateaux s'étaient rassemblés pour assister au coup d'envoi.

 

(© :

(© : ELIZA CHOHADZHIEVA)

 

La vague humaine sur les pontons des Sables-d'Olonne ne s'est, en fait, pas arrêtée de la journée. Les yeux écarquillés, cherchant désespérément à apercevoir un des skippers qui va partir pour le tour de la planète, petits et grands s'émerveillent, rêvent, sous le soleil de Port Olona, des aventures que vont vivre les 29 hommes, puisqu'il n'y a pas une seule femme au départ de cette huitième édition.

 

Revivez le départ de la course en vidéo

 

40.073 km, trois caps

Les solitaires ne sont pas encore partis qu'ils sont déjà des héros. « C'est incroyable ces machines. Ils vont vraiment partir tout seul sur ces bateaux aux mâts immenses ? »
 

À feuilleter sur le sujet : Notre mur d'images

Admiration absolue. Un bain de foule que les skippers, déjà entrés dans leur bulle - les regards plongés vers un autre monde : celui du large et de la solitude qui va arriver bientôt - utilisent pour gonfler leur confiance.




« C'est incroyable tout ce soutien », glisse Yann Eliès. Il leur faudra puiser dans leurs souvenirs quand, au cours des 21.638 milles (40.073 km) et des trois caps à franchir, le moral descendra parce que l'option fera perdre quelques longueurs ou quand la fatigue gagnera le bord.

« C'est la course qui va décider»


Deux mois et demi en mer, seul, c'est long. Il faudra tenir. Tous les quatre ans, les équipes techniques sont de plus en plus impressionnantes, les bateaux de plus en plus prêts, la performance de plus en plus élevée : « C'est toujours plus, en fait : plus loin, plus longtemps, plus vite, plus seul », lâche Paul Meilhat, qui part pour son premier tour du monde, sur le bateau vainqueur il y a quatre ans aux mains de François Gabart.





« Il y a une dizaine de bateaux qui peuvent prétendre à la victoire mais c'est la course qui va décider », poursuit le Brestois. Une course qui va forcément réserver son lot de surprises, de larmes et de joies.
Et des batailles navales sans merci. Gabart avait été le premier à passer sous la barre des 80 jours (78 jours et 2 heures). On parle de 75 jours cette fois-ci.

Entre régate et aventure

En quatre ans, des ailes - pardon des foils - ont poussé sur les monocoques. Le Cléac'h, Josse, Beyou, Dick, Lagravière et Thomson ont opté pour cette arme. Dans les mers du sud, toujours aussi fascinantes, ces hommes devraient se régaler sur la longue houle et dans les vents portants sur leurs bateaux taillés pour ça. Mais rien n'est joué. Vincent Riou, vainqueur en 2005, a fait un autre pari.

À lire sur le sujet : Sept éditions dans le rétro !

Celui d'un bateau fiable, qu'il connaît par coeur. Il se verrait bien doubler la mise... Pour gravir la montagne, les foils auront-ils raison des dérives ? Si évidemment la compétition fera rage, l'aventure sera aussi au rendez-vous. Un tour du monde n'est jamais un long fleuve tranquille.



 

À lire sur le sujet: Dernières embrassades par Isabelle Autissier 

Le cap Finisterre dès ce lundi

A peine avaient-ils quitté le monde des terriens que les favoris sont entrés dans les courses. Sans sas de décompression. "ça fait partie du métier de compétiteurs de savoir switcher rapidement d'un mode à l'autre". Cette phrase du vainqueur 2012, François Gabart, prend tout son sens quelques heures après le départ des Sables-d'Olonne. Sébastien Josse, Morgan Lagravière, Jean-Pierre Dick, Vincent Riou ou encore Armel Le Cléac'h et Jérémie Beyou n'ont pas attendu pour entrer dans la course. 

Attention grains droit devant

A 15 noeuds de moyenne, les foilers ont pris les commandes. Comme prévu. Et les premiers devraient passer le cap Finisterre dès ce lundi. Mais d'ici-là, la nuit pouvait être piégeuse. Une certaine 'instabilité dans le Golfe de Gascogne avec de forts grains était possible. Le vent pourrait monter à 25-30 nœuds avec des rafales possibles à 35 nœuds dans une mer formée.

À consulter : La carto en direct

Premier retour au port

A noter que moins d'une heure après le départ de cette huitième édition du Vendée Globe, Didac Costa a décelé une voie d'eau et un problème électrique à bord de son IMOCA One Planet One Ocean. Son équipe montée à bord a pu établir un diagnostic précis de l'incident qui est en fait, selon l'organisation de la course, moins grave qu'envisagé : il s'agit d'un tuyau de ballast qui s'est arraché. Didac s'est amarré au ponton de Port-Olona aux alentours de 18h. Le skipper espagnol, qui va établir un diagnostic plus précis, ne savait pas encore en fin de journée, hier, dans combien de temps il sera en mesure de repartir.

Avec la rédaction du Télégramme