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Le groupe aérien du Charles de Gaulle a réalisé 240 missions en Afghanistan

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Le groupe aérien du Charles de Gaulle a réalisé 240 missions en Afghanistan

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Avant de faire escale aux Emirats Arabes Unis, le porte-avions Charles de Gaulle a participé, durant un mois, au soutien des troupes engagées en Afghanistan. Pour le bâtiment français et son groupe aérien embarqué (GAE), le bilan est très satisfaisant puisque du 25 novembre ay 25 décembre, quelques 240 missions ont été menées au profit de la Force Internationale d'Assistance à la Sécurité (FIAS). Evoluant en mer d'Arabie, au large des côtes pakistanaises, le Charles de Gaulle a catapulté chaque jour ses appareils avec, en moyenne, trois patrouilles mixtes de 5 à 6 heures chacune avec des avions de combat Rafale et Super Etendard Modernisés (SEM), accompagnés d'avions de guet aérien Hawkeye. Le GAE est, ainsi, intervenu à quelques 1000 kilomètres du porte-avions, qui embarque 9 Rafale, 12 SEM et 2 Hawkeye (Le 10ème Rafale ayant quitté la France avec le porte-avions ayant été perdu accidentellement le 28 novembre).

 Rafale Marine  (© : MARINE NATIONALE)
Rafale Marine (© : MARINE NATIONALE)

Premier déploiement opérationnel pour la nacelle Reco NG

La majorité des missions effectuées par l'aviation embarquée, soit 138, était dévolue à l'appui rapproché des troupes déployées sur le sol afghan (Close Air Suppport - CAS). A cet effet, Rafale et SEM emportaient différents armements, dont des bombes à guidage laser et GPS. Les appareils du GAE ont, également, effectué des missions de reconnaissance, profitant de l'opération Pamir pour engager, pour la première fois, la nouvelle nacelle Reco NG, embarquée sur Rafale. Ce pod, développé par Thales, permet la transmission instantanée d'images haute-résolution du théâtre vers le porte-avions, grâce à une liaison de données.
Enfin, l' Hawkeye, que seuls les Etats-Unis et la France mettent en oeuvre depuis la mer, a une nouvelle fois démontré ses capacités de surveillance, de contrôle et de gestion de l'espace aérien. « Avec 150 à 200 appareils de tous type (transport aérien civil, hélicoptère, avions de combat, etc.) circulant en permanence dans le ciel afghan, les capacités du Hawkeye de coordination et de contrôle de tous les appareils évoluant dans une même zone ont été une nouvelle fois particulièrement précieuses », souligne la Marine nationale.

 Un Hawkeye et 3 SEM  (© : MARINE NATIONALE)
Un Hawkeye et 3 SEM (© : MARINE NATIONALE)

Manoeuvres aériennes avec les Américains

Pendant ces 31 jours d'opérations, les marins français ont également réalisé des manoeuvres conjointes avec différentes unités alliées, permettant ainsi de roder les procédures et renforcer l'interopérabilité, notamment avec l'US Navy. Ainsi, deux séances croisées de Touch and Go (TAG) ont été organisées entre le Charles de Gaulle et l'USS Abraham Lincoln. A cette occasion, des F/A-18 se sont exercés à l'appontage sur le porte-avions français, alors que les Rafale et SEM en faisaient de même sur le Lincoln. Pour l'Etat-major de la marine : « Cette interopérabilité a trouvé un prolongement concret lors des phases de ravitaillement en vol. Parfaite démonstration de l'intérêt d'une coalition et de la mutualisation des moyens, les chasseurs et bombardiers français ont régulièrement ravitaillé sur des tankers américains et britanniques au-dessus du ciel afghan, voire sur des F/A-18 de l'USS Abraham Lincoln équipés pour le ravitaillement en vol ».

 Un Rafale sur un porte-avions américain (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)
Un Rafale sur un porte-avions américain (© : MER ET MARINE - V. GROIZELEAU)

Pour mémoire, depuis 2007, les Rafale et Hawkeye de l'aéronautique navale ont déjà opéré (appontages et catapultages) plusieurs fois sur des porte-avions américains, comme l'USS Enterprise, l'USS Harry S. Truman et l'USS Theodore Roosevelt. Catapultés non par le train avant mais par des élingues, les SEM ne peuvent, en revanche, réaliser que des TAG (l'appontage est possible mais l'avion ne pourrait repartir, les Américains n'utilisant pas d'élingues sur leurs catapultes). Sur le Charles de Gaulle, les pilotes de l'US Navy se contentent également de toucher la piste oblique et de remettre les gaz, sans sortir leur crosse d'appontage. Car, même si techniquement les appontages et catapultages de F/A-18 sont possibles, les pilotes américains ne sont pas habitués à évoluer sur une plateforme plus petites que les « CVN » de la Navy, qui disposent d'une piste oblique longue de 243 mètres (contre 203 pour le CDG) et de catapultes mesurant 94 mètres (contre 75 sur le porte-avions français).

 Un F/A-18 sur le Charles de Gaulle  (© : MARINE NATIONALE)
Un F/A-18 sur le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

 L'USS Abraham Lincoln et le Charles de Gaulle  (© : MARINE NATIONALE)
L'USS Abraham Lincoln et le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

 L'USS Abraham Lincoln et le Charles de Gaulle  (© : MARINE NATIONALE)
L'USS Abraham Lincoln et le Charles de Gaulle (© : MARINE NATIONALE)

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