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Le groupe aéronaval français déclaré officiellement opérationnel

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Le groupe aéronaval français déclaré officiellement opérationnel

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Hier, le groupe aéronaval français, dont la pièce maîtresse est le porte-avions Charles de Gaulle, a été officiellement déclaré opérationnel. Deux ans et demi après sa dernière mission, le GAN peut, de nouveau, être déployé à tout moment, sur ordre du président de la République. Cette longue absence de disponibilité du groupe aéronaval est consécutive au premier arrêt technique majeur du Charles de Gaulle, admis au service actif en 2001. Entre l'été 2007 et l'automne 2008, le bâtiment a subi un grand carénage et une modernisation à Toulon. Ses deux coeurs nucléaires ont été rechargés, alors que ses installations aéronautiques et ses soutes étaient adaptées à la mise en oeuvre du Rafale F3 et de ses nouveaux armements (AASM, Scalp EG, ASMP-A). Après cet arrêt technique, la remontée en puissance du bâtiment a été interrompue en février 2009, suite à un problème sur l'appareil propulsif. L'identification du problème et les réparations ont nécessité six mois d'immobilisation supplémentaires, le porte-avions ne retrouvant la mer qu'à la fin du mois d'août.

Le groupe aéronaval (© : MARINE NATIONALE)
Le groupe aéronaval (© : MARINE NATIONALE)

Après avoir remis son équipage à niveau et ré-entrainé les pilotes du groupe aérien, le navire et l'état-major embarqué ont subi trois semaines d'entrainement intensif avec l'ensemble du GAN (frégates, sous-marin et ravitailleurs). A l'issue de ces manoeuvres, le Charles de Gaulle et son escorte, pleinement opérationnels, sont rentrés vendredi dernier à Toulon.
Plus puissant navire de surface européen, le porte-avions français mesure 261.5 mètres de long pour un déplacement de 42.500 tonnes en charge. Son groupe aérien comprend une trentaine d'appareils, soit des avions Rafale Marine, Super Etendard Modernisés (SEM) et E-2C Hawkeye ; ainsi que des hélicoptères Dauphin et Alouette III.
Une unité dérivée pourrait être commandée en 2011 ou 2012, afin que la France, avec deux plateformes, puisse mettre en oeuvre de manière permanente un groupe aéronaval. Les deux bâtiments se partageraient, à tour de rôle, le groupe aérien embarqué, qui comprendra dans tous les cas une soixantaine de Rafale.

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