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Le groupe Jeanne d’Arc sur le chemin du retour

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Parti le 28 février, le groupe amphibie déployé dans le cadre de la mission Jeanne d’Arc rentre à Toulon en cette fin de semaine (voir l'arrivée en images le 22 juillet). Cette force, composée du bâtiment de projection et de commandement Mistral, ainsi que de la frégate Courbet, a ces derniers mois sillonné la Méditerranée, la mer Rouge, l’océan Indien, la mer de Chine et le Pacifique, se rendant notamment à Singapour, au Sri Lanka, à Guam, au Japon, en Australie et au Vietnam.

 

Le Mistral et le Courbet quittant Toulon le 28 février (© MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Cette mission est la 8ème du genre depuis la mise en place en 2010 du concept de déploiement annuel, à la fois opérationnel et à des visées de formation au profit des officiers-élèves, d’un BPC et d’une frégate. Ce tandem a succédé aux anciennes campagnes d’application du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, retiré du service il y a sept ans.

Dans cette perspective, en plus des 300 membres d’équipage du Mistral et du Courbet, il y avait pour cette mission 130 officiers élèves en formation : 77 enseignes de vaisseau dont 6 officiers-élèves internationaux intégrés à la promotion 2014 de l’Ecole navale originaires d’Allemagne, de Corée du Sud, du Bénin, de Madagascar, d’Algérie et du Cameroun ; 29 officiers-élèves sous contrat long dit « OMSC » ; 6 commissaires-élèves des armées d’ancrage Marine ; 11 administrateurs des affaires maritimes ; 6 médecins des armées appelés à débuter leur carrière dans la Marine nationale ; 8 officiers-élèves invités en cursus « extérieur » originaires du Royaume-Uni, d’Egypte, d’Indonésie, du Cameroun, du Canada, du Maroc. Ils ont été rejoints pour de courtes périodes par 10 sous-lieutenants de Saint-Cyr Coëtquidan, 10 stagiaires-ingénieurs de l’armement et 15 stagiaires de l’EDHEC. Pendant plus de quatre mois, ils ont pu vivre leur premier déploiement de longue durée, dans un cadre interarmées et international.

Cette mission Jeanne d’Arc avait d’ailleurs un caractère résolument interalliés puisque, pour la première fois, le BPC intégrait des unités de la Royal Navy et de l’US Marine Corps. L’aéronavale britannique était à bord du Mistral avec un détachement assurant la mise en œuvre de deux hélicoptères Merlin, complétant le groupe aérien français constitué de deux Gazelle de l’aviation légère de l’armée de Terre (ALAT) et un Dauphin de l’aéronautique navale. Les Américains de l’USMC étaient quant à eux 125. Ils ont pu notamment participer aux manœuvres amphibies et aéromobiles menées au cours de la mission, en particulier à Guam et Tinian, aux côtés de leurs camarades français et britanniques.

L’armée de Terre, qui participe au déploiement Jeanne d’Arc depuis sa création, avait engagé à bord du Mistral un groupe tactique embarqué (GTE)  fort de 150 hommes et différents moyens matériels, issus principalement du 21ème régiment d'infanterie de marine (21ème RIMa) : 18 véhicules à haute mobilité (VHM), un camion lourd de dépannage, 8 poids lourds du type GBC 180, une remorque citerne RQ1500L et un engin du génie d’aménagement (EGAM). S’y ajoutent deux véhicules de l’avant blindé (VAB), deux camions, deux véhicules légers de reconnaissance et d’appui (VLRA) et deux P4 du 3ème Régiment d’artillerie de marine (3ème RAMa) ainsi que 8 véhicules blindés légers (VBL), dont deux Milan, appartenant au Régiment d’infanterie chars de marine (RICM). 

Ces moyens ont été déployés depuis les moyens de la flottille amphibie présents à bord du BPC, à savoir un engin de débarquement amphibie rapide (EDAR) et de deux chalands de transport de matériel (CTM).

 

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