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Le Guilvinec : Macron désire "une stratégie maritime" plus qu'un ministère

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En déplacement mardi matin à la criée du Guilvinec (29), Emmanuel Macron a expliqué qu'il présenterait sa stratégie maritime à la fin du mois de février voire début mars.

Après un meeting à Quimper ce lundi soir, le candidat à la présidentielle est arrivé un peu avant 6 h à la criée du Guilvinec où il a été accueilli par Grégory Pennarun, responsable du site. Ce dernier lui a expliqué dans les grandes lignes le fonctionnement de la criée et les différents types de vente. 

 

 

Le candidat Macron est également monté à bord du An Triskell. L'occasion d'échanger avec Erwann Gouzien sur les contraintes qui pèsent sur la profession et de parler renouvellement de la flottille. La visite s'est achevée par un tour de table durant lequel les professionnels ont fait part notamment de leurs inquiétudes à l'image du Brexit à propos duquel les craintes sont fortes. "Les Britanniques vont vouloir se réapproprier une partie de leurs eaux (...), ils vont vouloir des parts supplémentaires", avance Jacques Pichon, directeur de l'Armement La Houle basé à Saint-Guénolé Penmarc'h. "Il ne faut pas que nous payons les pots cassés du Brexit", renchérit Jean-Jacques Tanguy, président du comité départemental des pêches du Finistère. "Il y aura des arbitrages", avance Emmanuel Macron. "Le Brexit ne se passera pas bien. On va devoir défendre nos intérêts". 

De son côté, Olivier Le Nézet, président du comité régional des pêches et des cultures marines assure que "le Brexit aujourd'hui c'est ce qui peut faire le plus de mal à la Bretagne". 

"Négocier des quotas pluriannuels"

 Il a interpellé Emmanuel Macron sur l'ambition maritime de la France. "On attend un président qui se tourne vers la mer et qu'il y ait un vrai ministère de l'Economie maritime. Aujourd'hui on est attaché à l'environnement c'est un calvaire". 

Plus qu'un ministère, Emmanuel Macron a expliqué vouloir "construire une stratégie maritime". Il présentera le contenu de cette stratégie "fin février, début mars". Pour lui, il faut "négocier des quotas pluriannuels" et "avoir de la souplesse dans la gestion des stocks". 

Pour ce qui est du renouvellement de la flottille, il entend, à l'image de ce qu'il a proposé ce lundi soir pour l’agriculture, que "la BPI prenne en charge la garantie de financement". Face au Brexit, il reconnaît que "le risque c'est d'avoir des stratégies différentes des états membres" et dit l'impérieuse nécessité "à jouer collectif'. 

Un article de la rédaction du Télégramme