Vie Portuaire
Le Havre - Rouen - Paris : Vers une gouvernance commune ?

Actualité

Le Havre - Rouen - Paris : Vers une gouvernance commune ?

Vie Portuaire

Dans le cadre du projet « Grand Paris », voulu par le président de la République, un développement des ports de l'axe Seine est souhaité par l'Etat. « Faisons donc le choix stratégique que nous dicte la géographie: Le Havre, c'est le port du Grand Paris; la Seine est l'axe nourricier autour duquel la métropole a vocation à s'ordonner », avait déclaré Nicolas Sarkozy en avril dernier. Sur cet axe, on trouve le Port Autonome de Paris et les Grands Ports Maritimes de Rouen et du Havre. Entre ces trois établissements, le lien naturel est le fleuve, par lequel transitent de plus en plus de marchandises, notamment les conteneurs débarqués au Havre via les grandes lignes maritimes puis acheminés vers le bassin parisien. Le développement du transport multimodal, qu'il s'agisse du fluvial ou du ferroviaire, pousse les trois ports à se rapprocher. Prévu dans le cadre de la réforme portuaire, le Conseil de Coordination Interportuaire de la Seine a été créé l'an dernier. Réunissant Le Havre, Rouen et Paris, ce Conseil doit, selon l'article L.102-7 du Code des Ports Maritimes, « assurer la cohérence des actions de grands ports maritimes et, le cas échéant, de ports autonomes fluviaux, s'inscrivant dans un même ensemble géographique ou situés sur un même axe fluvial ».

« Il y aura peut être une nouvelle étape institutionnelle »

Pour cela, il « adopte un document de coordination relatif aux grandes orientations en matière de développement, de projets d'investissement et de promotion des ports qui y sont représentés. Ce document peut proposer des modalités de mutualisation de leurs moyens ».
Alors que les GPM attendent les fruits de leurs plans stratégiques (avec des objectifs sur cinq ans), ce renforcement de la coordination interportuaire peut il aller plus loin ? Le 21 janvier, lors de la présentation des résultats du port de Rouen, Alain Bréau, président du Conseil de Surveillance du GPMR, est revenu sur cette question. Selon lui, la coordination interportuaire « vise à rendre les choses plus efficaces, par exemple en matière de transbordements et de commercialisation. Si dans cinq ans les objectifs sont atteint, voire dépassés, il y aura peut être une nouvelle étape institutionnelle ». Si la perspective d'une fusion des trois établissements est apparemment exclue, Philippe Deiss, directeur général du GPMR, a quant à lui, évoqué l'éventualité d'une gouvernance commune.