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Le HMAS Hobart achève ses premiers essais en mer

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Le HMAS Hobart achève ses premiers essais en mer

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Le premier des trois nouveaux destroyers lance-missiles de la Royal Australian Navy a achevé avec succès, le 24 septembre, ses premiers essais en mer, a annoncé l’Air Warfare Destroyer Alliance. Ce consortium, réunissant l’agence d’acquisition du ministère australien de la Défense, les chantiers ASC d’Adelaide et Raytheon Australia, est chargé de mener à bien ce programme lancé en 2007 après le choix d’un design dérivé des frégates espagnole du type F100 conçues par Navantia.

Livraison prévue en juin 2017

A flot en mai 2015, soit un peu plus de cinq ans après la découpe de sa première tôle, le HMAS Hobart doit être livré en juin 2017 à la RAN. Ses sisterships, les HMAS Brisbane et HMAS Sydney, sont en construction en vue de rejoindre la flotte australienne d’ici 2019. La mise à l’eau du premier est prévue au mois de décembre.

 

Le HMAS Hobart pendant ses essais (© : AWD)

Le HMAS Hobart pendant ses essais (© : AWD)

 

Longs de 146.7 mètres et affichant un déplacement de 7000 tonnes en charge, ces bâtiments, conçus notamment pour la défense aérienne, sont équipés du système américain Aegis avec radar à faces planes SPY-1D, ainsi que 48 cellules de lancement vertical pour missiles surface-air SM-2 MR et ESSM. Le reste de l’armement comprendra deux rampes quadruples pour 8 missiles antinavire Harpoon, une tourelle de 127mm, un système multitubes Phalanx, deux canons de 25mm et deux tubes pour torpilles MU90. On notera que la veille infrarouge est basée sur le Vampir NG, un système 360 ° fourni par Safran Electronics & Defense, les destroyers étant équipés chacun de deux systèmes installés dans les hauts de la mâture.

Pouvant mettre en œuvre un hélicoptère Seahawk et deux embarcations semi-rigides, les nouveaux destroyers australiens seront armés par environ 180 marins. Equipés de deux turbines à gaz LM2500 (General Electric) et deux moteurs diesels Caterpillar, pour une puissance propulsive totale de 34.8 MW, ils peuvent dépasser la vitesse de 28 nœuds, l’autonomie étant de 5000 milles à 18 nœuds.

 

Le Shortfin Barracuda (© : DCNS)

Le Shortfin Barracuda (© : DCNS)

 

Après les destroyers, Adelaide attend les nouveaux OPV et sous-marins

Alors que ce programme, qui a souffert d’un certain nombre de difficultés et de retards est maintenant bien lancé, le site de Techport, qui abrite notamment le chantier ASC, continue de travailler sur la préparation des programmes suivants. Il s’agit des 12 nouveaux patrouilleurs hauturiers de la RAN, dont la tête de série verra sa construction débuter en 2018, et bien entendu du projet des futurs sous-marins. Après la sélection du modèle Shortfin Barracuda proposé par DCNS, les discussions se poursuivent entre le groupe français et le gouvernement de australien en vue d’aboutir à un contrat dans les prochains mois. Ce programme, qui comprendra jusqu'à 12 sous-marins, doit permettre de créer localement 2900 emplois. 

 

Marine australienne