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Le HMS Ark Royal rentre à Portsmouth après son ultime mission

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Le HMS Ark Royal rentre à Portsmouth après son ultime mission

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Le porte-aéronefs HMS Ark Royal a regagné vendredi sa base de Portsmouth, où il va être prématurément désarmé. Le bâtiment britannique a achevé son dernier déploiement, au cours duquel, le 23 novembre, il a accueilli une ultime manoeuvre de Harrier GR9, cet avion à décollage court et appontage vertical étant lui aussi retiré du service. Pour la première fois depuis 1918 et la mise en service du HMS Argus, son premier porte-avions, la Royal Navy se retrouve donc privée d'aviation embarquée. Le sistership de l'Ark Royal, l'Illustrious (1982), s'il est conservé, ne servira en effet que de porte-hélicoptères (un choix sera prochainement fait entre le maintient de l'Illustrious et celui de l'Ocean). La situation ne s'améliorera qu'en 2020 avec la livraison du second porte-avions de la classe Queen Elizabeth, un navire qui sera doté de catapultes pour pouvoir mettre en oeuvre des F-35 C. Le premier bâtiment de cette série, qui devrait être achevé en 2016, sera quant à lui, doté comme initialement prévu d'un tremplin. La Royal Navy tentera de le vendre à une marine étrangère.

Le futur porte-avions britannique (© : THALES)
Le futur porte-avions britannique (© : THALES)

Troisième unité de la classe Invincible, le HMS Ark Royal a été mis sur cale en décembre 1978 aux chantiers Swan Hunter. Lancé en juin 1981, il fut admis au service actif en novembre 1985. Initialement, la Grande-Bretagne n'avait pas prévu de se doter de trois porte-aéronefs. Alors que l'un d'eux devait être vendu à l'Australie pour remplacer le HMAS Melbourne, désarmé en 1982, le conflit des Malouines a décidé Londres à conserver les trois bâtiments. Long de 209.1 mètres pour une largeur de 36 mètres, le HMS Ark Royal affiche un déplacement de 22.000 tonnes en charge. Ses quatre turbines à gaz Olympus lui permettaient d'atteindre la vitesse de 28 noeuds.

Le HMS Ark Royal  (© : ROYAL NAVY)
Le HMS Ark Royal (© : ROYAL NAVY)

Harrier sur un porte-aéronefs britannique (© : ROYAL NAVY)
Harrier sur un porte-aéronefs britannique (© : ROYAL NAVY)

Harrier sur un porte-aéronefs britannique (© : ROYAL NAVY)
Harrier sur un porte-aéronefs britannique (© : ROYAL NAVY)

Sur le HMS Illustrious en 2009 (© : ROYAL NAVY)
Sur le HMS Illustrious en 2009 (© : ROYAL NAVY)

Armé par un équipage de près de 1100 hommes, dont 360 pour le groupe aérien embarqué, le navire embarquait jusqu'à 22 aéronefs, dont 16 Harrier. Pour son autodéfense, il est équipé de trois systèmes multitubes Phalanx, deux canons de 30mm et quatre mitrailleuses de 7.62mm.
On ne sait pas, pour le moment, ce que la Royal Navy compte faire de ce bâtiment. Il sera vendu à une autre marine ou bien démantelé. Pour mémoire, le premier porte-aéronefs de la série, le HMS Invincible (en service en 1980), a été placé en réserve en août 2005.
La décision du gouvernement Cameron de désarmer prématurément le HMS Ark Royal et les Harrier fait en tous cas couler beaucoup d'encre en Grande-Bretagne, d'autant que la Royal Navy devra attendre de nombreuse années avant de recouvrer un groupe aéronaval. Dans une lettre ouverte, un certain nombre d'officiers britanniques ont estimé que cette absence revenait à lancer une invitation à l'Argentine pour reconquérir les Malouines.

Le HMS Invincible en 2005 (© : MER ET MARINE)
Le HMS Invincible en 2005 (© : MER ET MARINE)

Le HMS Invincible en 2005 (© : MER ET MARINE)
Le HMS Invincible en 2005 (© : MER ET MARINE)

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