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Le Japon lance une nouvelle frégate

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Le Japon lance une nouvelle frégate

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Le chantier Mitsui E&S de Tamano a procédé hier au lancement du Kumano, une frégate furtive de nouvelle génération destinée à la marine japonaise. Du type 30DX (ou 30FFM), ce bâtiment d’environ 130 mètres de long pour 16 mètres de large devrait afficher un déplacement de plus de 5000 tonnes en charge. Capable de dépasser 30 nœuds avec une propulsion constituée de moteurs diesels MAN et d’une turbine à gaz Rolls-Royce MT30, le Kumano devrait être équipé de 8 missiles antinavire, un système surface-air (16 cellules de lancement vertical), un système SeaRAM, une tourelle de 127mm, de l’artillerie légère et des tubes lance-torpille. Capable d’embarquer un hélicoptère SH-60, cette nouvelle frégate, dotée de radar à panneaux fixes, aura de solides capacités de lutte anti-sous-marine, avec un sonar de coque et un sonar remorqué. Le Kumano est normalement la seconde unité de cette classe, dont la tête de série a été mise sur cale un jour avant, le 29 octobre 2019, au chantier Mitsubishi Heavy Industries de Nagasaki. Mais il n’a pas encore été mis à l’eau.

MHI est le primo-contractant de ce programme majeur de la Japan Maritime Self defense Force (JMSDF), qui prévoit de se doter de pas moins de 22 frégates de ce type d’ici 2032. C’est la raison pour laquelle leur construction est réalisée dans plusieurs chantiers, avec un objectif de deux bâtiments livrés par an. La première paire devrait rejoindre la marine nippone en 2022.

Les 30DX permettront notamment de remplacer les huit destroyers du type Asagiri (136 mètres, 4900 tpc) mis en service entre 1988 et 1991, ainsi que six frégates du type Abukuma (109 mètres, 2900 tpc) entrées en flotte entre 1989 et 1993. Les industriels japonais espèrent également que ce nouveau modèle pourra trouver des débouchés à l’export.

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