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Le Jean Bart quitte déjà l’opération Irini au large de la Libye
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Le Jean Bart quitte déjà l’opération Irini au large de la Libye

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Engagée début mai au sein d’Irini, la nouvelle opération européenne au large de la Libye, la frégate antiaérienne Jean Bart rentre déjà à Toulon, où elle est arrivée jeudi 28 mai dans l'après midi. Un déploiement de courte durée donc, mais conforme à ce qui avait été initialement prévu, assure-t-on de source militaire.

 

Le Jean Bart de retour à Toulon hier (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

Le Jean Bart de retour à Toulon hier (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

 

 

Le Jean Bart n’a pas, à ce stade, été remplacé par une autre unité de la Marine nationale, ni d’ailleurs un autre bâtiment européen. L’EUNAVFOR Med Irini ne peut donc plus compter, temporairement, que sur des moyens aériens. Un avion de patrouille maritime P-3C Orion allemand participe actuellement à l’opération, alors la Pologne a mis à disposition d’Irini un avion de surveillance An-28BR1 Bryza et le Luxembourg un Merlin III.

Ce manque de moyens à la mer tient sans doute aux difficultés rencontrées actuellement par les différentes administrations européennes compétentes à déployer du personnel et assurer des relèves.

Officiellement lancée le 1er avril par l’Union européenne, Irini succède à l’opération Sophia et a comme première et délicate mission de faire respecter l’embargo sur les armes à destination du territoire libyen. Cela dans le cadre de l’embargo imposé depuis 2016 par les Nations Unies. Le retour de bâtiments européens dans cette zone permet aussi d’accroître les moyens de surveillance et de suivi de la situation à terre, où continuent de s’opposer militairement le gouvernement d’union nationale (GNA), à Tripoli, et le maréchal Khalifa Haftar, qui contrôle l’est du pays. Le premier est militairement soutenu par la Turquie, qui déploie depuis février en Libye des troupes et du matériel, alors que le second a l’appui de la Russie, qui selon les Américains a récemment envoyé des avions de combat dans le pays.

Alors que de fortes dissensions demeurent en Europe sur la question migratoire, Irini a également vocation à lutter contre le trafic d’êtres humains.

Pour en revenir au Jean Bart, la frégate a en tous cas fait une entrée particulièrement remarquée dans son port base hier. Une fois les passes de la rade franchies, elle a gratifié, en stoppant presque pour atteler ses remorqueurs, les habitants le l’Est de Toulon d’un impressionnant et selon des témoins nauséabond panache de fumée (ce qui n'est pas une première pour ce bateau et son ancien jumeau, l'ex-Cassard, dont la propulsion constituée de quatre gros moteurs diesels a toujours été capricieuse). Fait en tous cas très rare pour un retour de mission, le bâtiment a été aussitôt dirigé dans la Darse Castigneau. 

 

 

Le Jean Bart dans la rade de Toulon hier (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

Le Jean Bart dans la rade de Toulon hier (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

Le Jean Bart dans la rade de Toulon hier (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

Le Jean Bart dans la rade de Toulon hier (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

 

 

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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