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Le Jean Bart rentre après une longue mission jusqu’en océan Indien

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Le Jean Bart rentre après une longue mission jusqu’en océan Indien

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Partie le 31 juillet de la base navale de Toulon, la frégate anti-aérienne Jean Bart est rentrée lundi 2 décembre au bercail après un déploiement de quatre mois. Une mission qui l’a conduite en Méditerranée orientale, en mer Rouge, puis en océan indien et dans le secteur du golfe Arabo-persique. Le bâtiment a notamment participé à l’opération de lutte contre les trafics illicites susceptibles de financer le terrorisme. Il a réalisé de nombreuses enquêtes de pavillon à bord de boutres marchands dont l’une d’elles a débouché le 11 octobre sur la saisie de 104 kilos d’héroïne et de 70 kilos de métamphétamine, lors d’une action conduite en coopération avec la frégate britannique HMS Montrose.

Dans une région sous tension où plusieurs attaques de navires se sont produites ces derniers mois, le Jean Bart a également contribué à la sécurisation des voies de communication maritimes en patrouillant dans les détroits d’Ormuz et de Bab El Mandeb, fréquemment empruntés par des navires de commerce français ou affrétés par des compagnies françaises. Elle a notamment réalisé 30 patrouilles dans le détroit stratégique séparant la péninsule arabique de l’Iran. Pendant ces 125 jours de mission, ponctués de huit escales de relâche et en appui de la diplomatie française, la frégate a par ailleurs mené une demi-douzaine d’exercices avec les marines des pays riverains des zones traversées, notamment d’Égypte, du Qatar, des Emirats Arabes Unis ou encore du sultanat d’Oman.

Armé par 230 marins, commandés par le capitaine de vaisseau Rémi Jehanno, le Jean Bart embarquait un détachement aérien de la flottille 36F, dont l’hélicoptère Panther a réalisé pendant ces quatre mois 120 heures de vol. Lundi, la frégate et son équipage ont donc retrouvé Toulon, accueillis sur le quai par les familles. 

 

 

Le Jean Bart rentrant à Toulon lundi (© :FRANCIS JACQUOT)

Le Jean Bart rentrant à Toulon lundi (© :FRANCIS JACQUOT)

Préparatifs sur la plage avant pour l'arrivée dans la base navale (© :FRANCIS JACQUOT)

Préparatifs sur la plage avant pour l'arrivée dans la base navale (© :FRANCIS JACQUOT)

 

 

Les familles sur le quai (© :FRANCIS JACQUOT)

Les familles sur le quai (© :FRANCIS JACQUOT)

Les familles sur le quai (© :FRANCIS JACQUOT)

Les familles sur le quai (© :FRANCIS JACQUOT)

 

Sistership du Cassard, mis en service en 1988 et désarmé cette année, le Jean Bart est opérationnel depuis 1991. Il est sorti en début d’année d’un ultime arrêt technique majeur qui doit lui permettre de naviguer jusqu’au printemps 2021. Sauf évidemment aléa technique majeur entrainant un arrêt prématuré ou contrainte opérationnelle conduisant à son prolongement.

Ce bâtiment de 139 mètres de long et 5700 tonnes de déplacement en charge a été conçu pour la défense aérienne, en particulier celle d’un groupe aéronaval. Ses moyens de surveillance et de détection ont été modernisés au fil des années, notamment en 2012 avec le remplacement du radar DRBJ-11B d’origine par un nouveau SMART-S. Bien que son système d’armes principal, un SM-1 MR provenant de l’un des quatre anciens escorteurs d’escadre du type T47 « tartarisés » dans les années 60, soit en fin de vie, le Jean Bart constitue toujours un excellent « piquet radar ». Et il demeure lourdement défendu, avec deux systèmes surface-air à courte portée Sadral, quatre lance-leurres, une tourelle de 100mm et de l’artillerie légère, auxquels s’ajoutent des missiles antinavire Exocet MM40 (jusqu’à 8) et deux tubes lance-torpilles.

 

Le Jean Bart (© :FRANCIS JACQUOT)

Le Jean Bart (© :FRANCIS JACQUOT)

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