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Le Latouche-Tréville passe par Toulon avant de regagner Brest

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Le Latouche-Tréville passe par Toulon avant de regagner Brest

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Intégrée au groupe aéronaval français durant la mission Clemenceau, la frégate anti-sous-marine Latouche-Tréville est passée par Toulon lundi, au lendemain du retour du porte-avions Charles de Gaulle. Le bâtiment, qui avait précédemment fait escale à Malte, s’est brièvement arrêté dans la base navale varoise semble-t-il pour ravitailler avant de repartir dans la soirée. Cap sur Brest, où le Latouche-Tréville est basé et qu’il devrait retrouver en fin de semaine après quatre mois et demi de déploiement. Une longue mission débutée le 25 février et qui a conduit le bâtiment de l'Atlantique à l'Asie, en passant par la Méditerranée, la mer Rouge et l’océan Indien. Cette période prolongée à travers les mers chaudes a d'ailleurs laissé des stigmates bien visibles sur la coque, qui ne fera pas l'économie, après le retour en Bretagne, d'un bon coup de peinture.

 

Le Latouche-Tréville arrivant à Toulon lundi (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

Le Latouche-Tréville arrivant à Toulon lundi (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

 

 

Le Latouche-Tréville arrivant à Toulon lundi (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

Le Latouche-Tréville arrivant à Toulon lundi (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

 

Cette frégate est la plus récente de la série des F70 ASM, dont il ne reste plus aujourd’hui que deux exemplaires en service, le La Motte-Picquet et Le Latouche-Tréville, mis en service en 1988 et 1990.

Spécialisés dans la lutte anti-sous-marine, ces bâtiments de 139 mètres de long pour 15 mètres de large et un peu plus de 4000 tonnes tonne de déplacement en charge sont armés par un équipage d’environ 240 marins. Ils sont notamment dotés d’un sonar de coque DUBV-24C et un sonar remorqué DUBV-43, un radar DRBV-15A, deux brouilleurs ARBB-36 et deux lance-leurres Dagaie. L’armement comprend jusqu’à 8 missiles antinavire Exocet MM40 block2, un système surface-air Crotale (8 missiles en batterie et 18 en soute), une tourelle de 100mm, de l’artillerie légère et deux tubes lance-torpilles pour MU90. Ces frégates embarquent par ailleurs un détachement aérien pouvant comprendre deux hélicoptères Lynx, comme cela a été le cas lors de la mission Clemenceau.

 

Le Latouche-Tréville repartant de Toulon lundi soir (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

Le Latouche-Tréville repartant de Toulon lundi soir (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

Le Latouche-Tréville repartant de Toulon lundi soir (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

Le Latouche-Tréville repartant de Toulon lundi soir (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

 

Basées à Brest, les deux dernières FASM de la Marine nationale seront désarmées d’ici 2022, leur remplacement étant assuré par les nouvelles frégates multi-missions (FREMM).

Tête de série des F70 ASM, le Georges Leygues (1979) a pour mémoire été retiré du service en 2013. Il a été suivi des Dupleix (1981), Montcalm (1982) et Jean de Vienne (1984) en 2014, 2017 et 2018 (dernière cérémonie des couleurs en janvier 2019 pour le JdV). C’est au tour cette année du Primauguet (1986), ainsi que du Cassard, première des deux F70 déclinées en version antiaérienne. Son sistership, le Jean Bart, prendra sa retraite au printemps 2021.

 

Le Latouche-Tréville arrivant à Toulon lundi (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

Le Latouche-Tréville arrivant à Toulon lundi (© JEAN-CLAUDE BELLONNE)

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