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Le Loire Princesse baptisé à Nantes

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Les quelques gouttes de pluie qui tombaient sur les quais de la Loire, hier matin, n’ont pas entamé la bonne humeur qui régnait au ponton des machines de l’île de Nantes. Le Loire Princesse, dernière unité de croisière fluviale de l’entreprise strasbourgeoise Croiseurope, a été baptisé dans la ville qui sera un de ses futurs ports d’escale lors de ces voyages entre Saint-Nazaire, Ancenis, Angers et Bouchemaine, qui démarrent dès la semaine prochaine.

Pour l’occasion, Patrick Schmitter et sa famille, propriétaires de Croisieurope, ont réuni tous les acteurs de cette nouvelle aventure : les entreprises du groupement Neopolia, qui ont construit le navire dans l’enceinte du chantier STX de Saint-Nazaire, les élus locaux, ravis de voir le tourisme fluvial ligérien prendre un nouvel élan ou encore les voyagistes, venus du monde entier.

 

Le Loire Princesse accosté au ponton des Machines (MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

Le Loire Princesse accosté au ponton des Machines (MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

 

(MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

(MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

« La Loire, ce n’est pas que la Loire maritime. Jusqu’à il n’y a pas si longtemps, toute une flotte de bateaux fluviaux étaient construits à Nantes et travaillaient sur le fleuve. C’est cette tradition que vous faites revivre », a souligné Laurent Castaing, directeur général de STX France, parrain du navire aux côtés de deux marraines,  Charlotte Britz, maire de la ville allemande de Sarrebrücken et Johanna Rolland, maire de Nantes.

Pour faire revivre cette tradition, il a fallu innover. Le fleuve royal est sauvage, ses bancs de sable affleurent dès que le niveau d’eau baisse avec le retour de la belle saison. Ce sont donc des contraintes particulières, notamment un tirant d’eau limité à 80 centimètres,  qui ont été imposés aux architectes navals en charge du projet. Le cabinet nantais Sterling Design International a ainsi dessiné un bateau de 90 mètres de long, doté de 48 cabines, un grand pont supérieur et deux salles de restaurant. Il a également choisi un système de propulsion adapté aux contraintes ligériennes, en optant pour des roues à aube, qui présentent l’avantage de ne pas rajouter d’apparaux ou d’hélice sous la coque.

 

Le Loire Princesse lors de ses essais (BERNARD BIGER)

Le Loire Princesse lors de ses essais (BERNARD BIGER)

 

Ce sont les architectes nazairiens d’Arco Marine, déjà forts d’une expertise similaire sur les bateaux du lac Léman, qui se sont spécifiquement occupé des calculs structurels et du suivi de la construction des deux roues de 4.70 mètres de diamètre et de 1.8 mètre de large. Couplés à deux moteurs Volvo de 600 chevaux, elles fournissent l’intégralité de la propulsion du navire, avec pour la manœuvre, l’aide de deux pump jets situés à l’avant et à l’arrière.

 

(ARCO MARINE)

(ARCO MARINE)

« Nous sommes très fiers de ce nouveau bateau, construit en France, pour une compagnie française et des destinations françaises », s’est réjoui Patrick Schmitter qui a souligné la qualité et la réactivité des entreprises ligériennes qui ont construit son nouveau bateau. Une belle première, qui va en appeler sans doute d’autres, à commencer par l’Elbe Princesse, actuellement en construction et qui devrait être livré au printemps 2016.

 

(MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

(MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

 

(MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

(MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

 

La timonerie (MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

La timonerie (MER ET MARINE - CAROLINE BRITZ)

Croisières fluviales