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Le Malin : Grand chantier à Concarneau avant le retour à La Réunion

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Le Malin : Grand chantier à Concarneau avant le retour à La Réunion

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C'est lundi que Le Malin, ancien palangrier saisi par la France et réarmé par la Marine nationale, arrivera aux chantiers Piriou de Concarneau. Il y subira un important chantier de mise à niveau et de transformation en patrouilleur. Des soutes à munition et une armurerie seront aménagées dans la coque et des mitrailleuses de 12.7mm installées sur les extérieurs. Le bâtiment va également recevoir un système de mise à l'eau pour embarcation rapide. « Parmi les autres prestations, figurent l'intégration d'un conteneur et de mâts d'épandage pour la lutte contre la pollution par les hydrocarbures, ou encore l'ajout de compartimentage dans l'ancienne cale à poissons, pour faire face à une voie d'eau. Toutes les installations liées à l'ancienne activité du navire seront débarquées », précise nos confères du quotidien Le Télégramme. Une fois les travaux achevés, normalement en août 2011, Le Malin gagnera La Réunion, où il sera basé. Disposant d'une coque renforcée pour la navigation en zones polaires, le navire pourra assurer des missions de surveillance, de police des pêches, ou éventuellement de lutte contre la piraterie. On notera que le patrouilleur devrait conserver une livrée blanche mais changer de numéro de coque, abandonnant le « A 616 » pour le « P 701 ».

Le Malin (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)
Le Malin (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

Une prise peu docile

Long de 54 mètres pour un déplacement de 1100 tonnes en charge, Le Malin est une prise des autorités françaises dans le cadre de la lutte contre la pêche illicite. Alors qu'il s'appelait Apache et était exploité sous pavillon hondurien, le palangrier avait été surpris en juin 2004 en flagrant délit de pêche illicite dans la Zone Economique Exclusive (ZEE) des Kerguelen, zone riche en légine, un poisson austral très prisé sur le marché asiatique. L'Apache avait été arraisonné par le patrouilleur Albatros et ramené à La Réunion. A l'issue d'une longue procédure judiciaire, le palangrier avait été saisi et remis à la Marine nationale. Rebaptisé Le Malin, il était arrivé à Toulon en mars 2006. Destiné initialement à servir de bâtiment de soutien à la plongée, le navire a effectué quelques missions de surveillance mais, in fine, la prise du navire ne fut pas, jusqu'ici, une excellente affaire pour la flotte française. Le bâtiment est, en effet, resté très peu actif, les marins éprouvant notamment de grandes difficultés avec son appareil propulsif. Au terme d'un très important travail de restauration, Le Malin a, toutefois, pu être remis en état. Mais, notamment parcequ'elle estimait ne pas avoir les compétences mécaniques nécessaires à Toulon, la Marine nationale a décidé de le renvoyer à La Réunion, où son soutien pourra sans doute être plus facilement assuré par des entreprises habituées à travailler sur les navires de pêche de l'océan Indien.

Le Malin (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)
Le Malin (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

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