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Le marché d'entretien du Beautemps-Beaupré enfin attribué

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Le marché d'entretien du Beautemps-Beaupré enfin attribué

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Le bureau nantais du groupe LGM et le chantier de réparation Saint-Nazaire Marine ont remporté un contrat de 11 millions d'euros pour assurer, durant cinq ans, l'entretient du Beautemps-Beaupré. Long de 80.6 mètres pour un déplacement de 3300 tonnes, ce très beau bateau a été livré en 2003 par les chantiers ALN de Lorient (désormais Aker Yards). Le marché de Maintient en Condition Opérationnelle (MCO) vise « à assurer la disponibilité opérationnelle du navire sur cette période de cinq années, ainsi que le maintien de ses performances, en intervenant aussi bien pendant les phases dites d'Arrêt Technique (AT) que lors des phases opérationnelles en mer », explique LGM. Pour son prochain AT, le Beautemps-Beaupré passera en cale sèche, en juillet prochain, à Saint-Nazaire. Le choix du prestataire chargé du MCO du navire a été très long à déterminer puisqu'il aura fallu près de deux ans au Service de Soutien de la Flotte (SSF) pour retenir un candidat. Employant plus de 400 personnes, LGM, dont le siège se situe à Paris, se positionne sur l'ingénierie de grands projets. Son agence de Nantes, dirigée par un ancien officier de la marine marchande, est spécialisée dans les systèmes navals et est déjà intervenu dans la définition du soutien de plusieurs navires. On citera par exemple le transport de chalands de débarquement Siroco, le navire océanographique Pourquoi Pas ?, ainsi que les méthaniers Gaz de France Energy, Provalys et Gaselys. Pendant la conception du Beautemps-Beaupré, LGM avait, en outre, initié un travail d'étude de soutien logistique du bateau, armé par la Marine nationale et utilisé 10 jours par an par l'Ifremer, qui l'a financé à hauteur de 5%.

8 arrêts techniques et 330 jours de mer par an

Plus que de simples carénages ou réparations de pannes, les nouveaux contrats de MCO du SSF portent, avant tout, sur la disponibilité des bâtiments. Il s'agit, pour le Beautemps Beaupré, d'un véritable challenge puisque le bateau doit pouvoir naviguer 330 jours par an, ce qui est rare pour une unité de la marine. Les réflexions concernant la maintenance de ce navire ont été lancées en 2005, année ou DCNS a perdu le monopole du marché d'entretien des bâtiments militaires. En attendant de trouver la solution industrielle la plus efficace et le plus intéressante financièrement, le SSF a été contraint de lancer des consultations multiples pour ses arrêts techniques. Celui de 2005 a été réalisé par DCNS et celui de 2006 par Socarenam.
Pour remporter le contrat, LGM s'est appuyé sur Saint-Nazaire Marine, qui servira de plateforme logistique pour les arrêts techniques, et sur d'autres industriels locaux, comme Barillec et Méca Diesel. « Pour planifier et préparer les interventions qui seront effectuées à cette date, le travail des mois à venir consistera à piloter non seulement des activités d'achat, d'assurance qualité, de veiller au respect de la réglementation applicable, mais également à conduire des travaux d'étude sur les évolutions à apporter, à la fois sur la définition du système de soutien et celle du système principal, afin de répondre aux exigences opérationnelles du client », souligne-t-on chez LGM.
Dans les cinq prochaines années, le Beautemps-Beaupré subira un total de 8 arrêts techniques.

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