Marine Marchande
Le Marion Dufresne sera désarmé trois mois en 2019

Actualité

Le Marion Dufresne sera désarmé trois mois en 2019

Marine Marchande

Le Marion Dufresne, auparavant géré par l’IPEV pour sa programmation scientifique (les TAAF, son propriétaire, gérant les quatre rotations de ravitaillement des îles australes), est désormais intégré à une gestion commune de la flotte océanographique, aux côtés des navires de l’Ifremer, de l’IRD et du CNRS exercée depuis le 1er janvier 2018 par la direction de la flotte océanographique, un service de l’Ifremer.

En 2019, entre la première et la deuxième opération de ravitaillement des archipels subantarctiques, le Marion Dufresne va être désarmé durant trois mois à la Réunion. « Nous avons, en effet, introduit contractuellement la possibilité de désarmer le bateau, ce qui n’était pas le cas jusqu’à l’année dernière », explique Olivier Lefort, directeur de la flotte. « Cela ne signifie absolument pas que nous n’avons pas de moyens ou de demandes de campagnes scientifiques pour le bateau. Bien au contraire, nous allons profiter de son arrêt technique fin 2019 pour finir de l’adapter pour le déploiement de nouveaux moyens, dont le ROV Victor6000 et le pénétromètre Penfeld qui vient compléter les possibilités du carottier du Marion Dufresne ».

Le désarmement du Marion Dufresne, inédit pour ce navire construit en 1995, est lié à une logique de gestion géographique pluriannuelle de la flotte hauturière, rendue possible par le regroupement au sein d’une seule entité. « Chaque année, nous avons, au regard de la subvention reçue, l’obligation d’effectuer 450 jours d’activités scientifiques (hors campagne halieutique ou de service public) avec les quatre navires hauturiers de la flotte. Pour 2019, nous avons un programme chargé sur le Pacifique où se trouve L’Atalante. C’est donc lui qui va beaucoup travailler. Mais, pour les années suivantes, le Marion Dufresne ne sera pas en reste, loin de là ».

Les 450 jours de sciences de la flotte hauturière sont « répartis » entre les  deux grosses unités polyvalentes L’Atalante et le Pourquoi pas ?, Thalassa (mobilisé plus de six mois de l’année par les campagnes halieutiques), tous trois gérés par Genavir et le Marion Dufresne, géré par LDA. « Après le Pacifique, où nous mettons beaucoup de moyens et de jours à la mer en 2019 pour boucler toutes les missions, nous allons plus travailler sur les zones Océan Indien en 2020 et Méditerranée en 2021. Nous avons beaucoup de travail prévu pour ces deux zones et, le Marion Dufresne y sera largement mobilisé ».

Pour la flotte côtière, c’est à peu près la même logique : « Nous avons deux navires par façade en métropole, un de l’Ifremer et un du CNRS. Les activités, de février à fin novembre sont stables. Outremer, nous avons l’Antea, actuellement désarmé, et que nous allons envoyer aux Antilles et au large du Brésil à la fin 2019 et au premier semestre 2020. L’Alis est basé à Nouméa et travaille régulièrement sur l’ensemble du Pacifique Ouest ».

 

TAAF IFREMER