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Le MN Eider embarque une grosse cargaison de fret militaire à destination du Mali

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Après le bâtiment de projection et de commandement Dixmude, qui a appareillé de Toulon le 21 janvier avec les éléments d’un Groupement tactique interarmes (GTIA), c’est le roulier MN Eider qui met aujourd’hui le cap sur l’Afrique, cette fois avec l’ensemble des éléments matériels (les hommes partent en avions) de la 1ère Brigade logistique (BL). Faisant partie de la flotte de navires civils affrétée par le ministère de la Défense pour les besoins de transport des armées, le navire a embarqué durant le week-end une importante cargaison de véhicules et de matériel : un chargement de 2700 tonnes avec 1800 mètres linéaires de roulant, soit environ 250 véhicules, auxquels d’ajoutent une centaine de conteneurs (voir reportage photo en fin d’article). L’ensemble est destiné à renforcer le dispositif français déployé au Mali dans le cadre de l’opération Serval. Il y a à bord quelques blindés de combat (VAB, VBCI) destinés à compléter les unités déjà projetées, ainsi que des dizaines de VBL (véhicules blindés légers), de PVP (petits véhicules protégés) et de P4. Mais le MN Eider emporte surtout une impressionnante collection de camions.

 

 

Embarquement hier sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Camions sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

PVP et VBL sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

 

En effet, si les unités combattantes sont pour la plupart déjà sur place ou en cours d’acheminement, le MN Eider embarque pour l'essentiel des capacités logistiques, qui vont permettre de soutenir l'opération au Mali. Ravitaillement, maintenance, soutien santé... ces moyens, en rejoignant un port d’Afrique de l’ouest puis le théâtre malien, visent à assurer « la continuité des flux d’entrée et l’entretien d’une opération majeure », explique l’Etat-major des armées. Alors que plus de 2500 militaires français sont engagés contre les groupes terroristes au Mali, les forces combattantes doivent, en effet, être soutenues afin de pouvoir mener leur mission dans la durée. Bénéficiant de ses propres moyens de protection, la noria logistique s'organise donc à l'arrière, qu'il s'agisse de ravitaillement en combustible et en vivres, d'assistance technique avec des moyens de dépannage et des pièces détachées, d'acheminement de différents matériels ou encore de soutien sanitaire. Complémentaire au pont aérien, le transport maritime permet, d'un coup, de projeter des chargements bien plus conséquents et ce à moindres frais. 

Provenant de différentes régions françaises, les éléments de la 1ère BL ont d’abord été rassemblés sur la Zone de regroupement et d’attente (ZRA) de Miramas, dans les Bouches-du-Rhône, avant de gagner Toulon pour être embarqués sur le MN Eider. On notera qu'en plus des moyens logistiques, le navire embarque aussi des capacités de commandement mobiles, notamment des camions dotés d'un shelter de commandement.

 

 

Embarquement des unités du GTIA sur le Dixmude le 20 janvier (© : MARINE NATIONALE)

 

 

Validation du concept d’entrée en premier par voie maritime

 

 

Comme c’est le cas avec le GTIA embarqué sur le BPC Dixmude (voir notre article à ce sujet), l’acheminement de la 1ère BL est confié au 519ème Groupe de transit maritime (GTM), dont les équipes étaient sur le pont ce week-end afin de mener à bien l'embarquement sur le MN Eider. Une opération complexe, notamment au niveau du plan de chargement du bateau, compte tenu de la masse de matériel à projeter. 

Alors que le 519ème GTM était en alerte depuis le 11 janvier, date du début de l’intervention française au Mali, le Centre multimodal des transports (CMT), dont il dépend, a reçu l'ordre du Centre de planification et de conduite des opérations (CPCO) d'activer les acheminements stratégiques par voie maritime dans le cadre de la montée en puissance du dispositif Serval. Le 19 janvier, le 519ème GTM a donc activé son « Sea Port Of Embarkation » (SPOE) de classe OTAN, afin d’organiser, en liaison avec la ZRA de Miramas, les pré-acheminements et les opérations préparatoires au chargement des bâtiments militaires et civils affrétés. Le Centre opérationnel du SPOE a immédiatement conçu et coordonné l’exécution du chargement du Dixmude les dimanche 20 et lundi 21 janvier. Dans le même temps, un dispositif d’alerte a permis la montée en puissance d’un module Sea Port Of Debarkation (SPOD) projeté vers le port de débarquement en Afrique de l'ouest. Outre le déchargement des navires, le SPOD, placé sous commandement opératif de théâtre, assure l’interface entre les acheminements stratégiques et les premiers mouvements opérationnels des unités sur le terrain.

Même si, compte tenu de l'urgence, les moyens militaires français ont d"abord été projetés par les airs et la route, l'Etat-major des armées considère que l'opération Serval permet de valider le concept « d’entrée en premier par voie maritime », qui a présidé à la création du 519ème GTM il y a un an et demi. L'EMA rappelle que le Groupe de Transit Maritime est  « l’outil capacitaire décisif » de ce concept.

 

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Opération d'embarquement sur le MN Eider (© : MER ET MARINE - JEAN-LOUIS VENNE)

 

Marine nationale