Croisières et Voyages
Le MSC Divina à moins de 100 jours de son baptême à Marseille

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Le MSC Divina à moins de 100 jours de son baptême à Marseille

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Electriciens, mécaniciens, carreleurs, charpentiers, décorateurs, marbriers, techniciens lumière, isolation, cuisinistes, serruriers, ingénieurs et contremaîtres... Plus de 1400 personnes s'activent actuellement sur le MSC Divina, en achèvement aux chantiers STX France de Saint-Nazaire. Une véritable course contre la montre pour livrer le navire en temps et en heure à la compagnie italo-suisse MSC Croisières, qui doit le réceptionner le 19 mai. Ce jour là, le grand paquebot appareillera de Saint-Nazaire avec ses premiers passagers pour une croisière pré-inaugurale à destination de Marseille, où il sera baptisé le 26 mai, ce qui constituera une grande première pour un navire de la compagnie.
Long de 333 mètres pour une largeur de 38 mètres, le MSC Divina présente une jauge de 139.400 tonneaux et disposera de 1751 cabines et suites. Sa construction aura nécessité 2 millions d'heures de travail, auxquelles il faudra ajouter 1 million d'heures supplémentaires pour l'achèvement. « Actuellement en cours de finition, l'habillage, l'aménagement et la décoration du MSC Divina s'imposent comme de véritables prouesses techniques et artisanales assorties d'une immense passion de la part de ces hommes qui donnent vie à ce paquebot. Avec une grande fierté et un savoir-faire reconnu, les ouvriers des chantiers navals STX de Saint-Nazaire se sont investis, ces 150 dernières années, dans la construction de très beaux paquebots de croisière », souligne MSC Croisières.

A bord du MSC Divina  (© : STX France - BERNARD BIGER)
A bord du MSC Divina (© : STX France - BERNARD BIGER)

Les artisans à la manoeuvre

La réalisation d'un tel navire serait impossible sans l'intervention, et la capacité de travailler ensemble sur un projet complexe, de nombreux corps de métier. Un paquebot, c'est un peu la haute couture de l'industrie navale. Pour donner naissance à ces villes flottantes, où le design est particulièrement soigné, des savoir-faire très pointus sont nécessaires. Parmi les nombreux artisans travaillant à bord du Divina, on trouve par exemple Carole Légeron, peintre décorateur. Issue d'une formation en école d'art à Paris, elle donne, depuis 12 ans, de la couleur aux intérieurs des restaurants, salles de spectacles, casino et autres lieux publics des paquebots de MSC construits à Saint-Nazaire. Carole apprécie l'effervescence à bord, le mélange des compétences et par-dessus tout, le travail d'équipe. « On ne travaille pas seul sur un navire, la coordination est primordiale si l'on veut que tout fonctionne. Nous avons des objectifs à tenir, il n'y a pas de routine dans notre métier, c'est parfois stressant mais surtout passionnant ». Carole, qui a travaillé sur les 11 précédents navires de la compagnie réalisés par le chantier français, constate avec le Divina que le style s'est épuré. Mais l'attention de MSC, connu pour être particulièrement sensible à la décoration de ses paquebots, est constante. « L'armateur est très précis sur ses demandes, nous envoyons des échantillons et les faisons valider avant de réaliser les peintures ».

Vanina Quistrebert et Carole Légeron (© : STX France - BERNARD BIGER)
Vanina Quistrebert et Carole Légeron (© : STX France - BERNARD BIGER)

Dans une autre partie du gigantesque bateau, on trouve Mickaël Labarre, menuisier-agenceur. Ayant toujours travaillé dans la navale, cet amoureux du bois a rejoint il y a un an les Ateliers du Marais, l'agenceur entre autres des boutiques Hermès et du palais de Monaco. Il est responsable de l'aménagement d'un espace de 1200 m2 à bord du MSC Divina, la « Venezian Piazzeta », une place installée au coeur du navire, qui inclut une très belle voûte étoilée. Véritable chef d'orchestre, Mickaël coordonne tout un ensemble de métiers mais il se réserve personnellement le traçage et le perçage des 20.000 points lumineux qui composent ce ciel étoilé. C'est la troisième fois qu'il travaille sur un navire de MSC. « J'apprécie la qualité de l'agencement de ces navires. C'est une grande satisfaction personnelle d'y contribuer », dit-il.

Vanina Quistrebert et Carole Légeron (© : STX France - BERNARD BIGER)
Vanina Quistrebert et Carole Légeron (© : STX France - BERNARD BIGER)

Une ville flottante

Mis à flot en septembre dernier, le MSC Divina a vu sa construction débuter en novembre 2010. On ne connaissait alors le navire que sous son numéro de chantier : U32. Depuis, un travail colossal a été entrepris pour édifier cette ville flottante, constituée pour la partie coque de 80 blocs. Les chiffres parlent d'ailleurs d'eux-mêmes : 30.000 tonnes d'acier, 300 km de tuyauterie, 1800 km de câbles électriques, 66.000 sources lumineuses, 27.000 m² d'espaces publics, 25 ascenseurs, une capacité d'accueil de plus de 4000 passagers...
Par rapport à ses aînés, les MSC Fantasia et MSC Divina, livrés en décembre 2008 et juillet 2009 par STX France, le MSC Divina compte plus de cabines, soit 1751 au lieu de 1637. Pour les passagers à mobilité réduite, 45 cabines sont spécialement aménagées. Le « U32 » compte également des améliorations, par exemple au niveau du MSC Yacht Club, espace VIP privatif situé en haut, sur l'avant du navire. On trouvera également, pour la première fois, une piscine à débordement. Et, bien entendu, il y aura à bord une multitude d'équipements et d'espaces public : Un centre de bien-être, l'Aurea Spa, de 1700 m² avec saunas, hammams et salles de soins, une salle de sport, de nombreux bars et restaurants, une discothèque, un casino, ou encore une impressionnante salle de spectacle pouvant accueillir plus de 1500 personnes. Le tout sur 18 ponts, dont 13 accessibles aux passagers.

Le MSC Divina au bassin C (© : STX France - BERNARD BIGER)
Le MSC Divina au bassin C (© : STX France - BERNARD BIGER)

Transfert en forme Joubert puis à Penhoët avant les essais en mer

Transféré au bassin C après sa mise à flot, le MSC Divina, sauf météo capricieuse, doit rejoindre le 23 février la forme Joubert. Il y restera trois semaines, en cale sèche, pour des travaux de peinture. Puis le navire entrera dans le bassin de Penhoët pour poursuivre son achèvement. Sa première grande sortie interviendra mi-avril, à l'occasion des essais en mer. 300 personnes embarqueront alors sur le paquebot afin de réaliser plus de 60 tests différents, vérifiant aussi bien la vitesse et la manoeuvrabilité que la sonorisation, les vibrations, le remplissage des piscines à l'eau de mer, et tous les essais nécessaires avant que le navire soit entièrement opérationnel. Ensuite, il ne restera qu'un petit mois pour apporter les dernières touches aux finitions et permettre aux premiers passagers, le 19 mai, de découvrir cette nouvelle merveille de la construction navale.

Le MSC Divina au bassin C (© : STX France - BERNARD BIGER)
Le MSC Divina au bassin C (© : STX France - BERNARD BIGER)

MSC Cruises Chantiers de l'Atlantique (ex-STX France) | Actualité