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Le nouveau Figaro à foils sera construit dans une usine dédiée à Nantes

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Le nouveau Figaro à foils sera construit dans une usine dédiée à Nantes

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Il y avait foule, samedi 3 décembre, sur la grande scène du Nautic, à Paris, pour la présentation du Figaro 3. Depuis le temps qu'on l'attend ce nouveau monotype ! Comme annoncé, le Figaro 3 a bien des foils, un bout-dehors, un mât en carbone, deux safrans. Mais pas de quille pendulaire.

Inspiré des Imoca 

En résumé, ce Figaro 3 a "plus de mât, plus de quille, plus de toile. Il sera donc plus rapide et, on l'espère, plus amusant", résume Vincent Lauriot-Prévost, du cabinet d'architecte vannetais VPLP. Ce nouveau monotype est totalement inspiré des études faites depuis trois ans pour la classe Imoca au niveau des formes de coque, du plan de voilure et des foils. Des foils qui ont été adaptés, les Figaro n'allant pas à la même vitesse que les 60 pieds du Vendée Globe.

Le 3, qui sera produit sur un site dédié à Cheviré près de Nantes, est donc plus léger de 200 kg (2.900 kg au total) mais aussi plus court (9,75 m contre 10,15 m) et plus toilé avec une grand-voile à corne, un spi asymétrique, un gennaker. Selon les allures, il devrait aller 15% plus vite que le 2 "sans être plus physique que l'actuel bateau", ajoute Vincent Lauriot-Prévost.

(© BENETEAU)

(© BENETEAU)

Des foils "chistera" 

Forcément, la forme des foils, style "chistera", fait déjà causer : la pointe est vers le bas, ce qui évite notamment de déchirer son spi lors des affalages. Le puits est, lui, vers le haut et incliné, ce qui permet de l'auto-vider. L'autre performance de ce monotype boosté, c'est son prix (150.000 euros) imposé par le cahier des charges. "L'enveloppe financière fait partie des choix. Si on arrive à se payer des artifices qui coûtent un peu d'argent, c'est parce qu'on a simplifié des choses ici et là". Les équipements intérieurs seront réduits.

L'été 2019, au départ de la Solitaire Urgo Le Figaro, le Figaro 3 tirera ses premiers bords en compétition. On ne sait pas si Pascal Bidégorry, qui a travaillé sur le concept préliminaire du nouveau monotype, sera sur la ligne mais on met déjà une pièce sur la participation de Yann Eliès qui s'est également penché sur le dossier. Quant à Yoann Richomme, vainqueur de la Solitaire 2016 et très impliqué dans la conception du Figaro 3, il s'imagine très bien revenir sur le circuit en 2019. "On va le sortir à temps, au prix fixé, avec des foils... Je suis très enthousiaste. Et oui, pourquoi pas un retour en 2019".  

Un article de la rédaction du Télégramme

 

© BENETEAU)

(© BENETEAU)