Défense
Le NSRS, premier système européen de sauvetage de sous-marins

Reportage

Le NSRS, premier système européen de sauvetage de sous-marins

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Du 17 au 25 juin, l'exercice « Soleil du Sud » a permis de qualifier le bâtiment d'assistance, de soutien et de dépollution (BSAD) Jason à la mise en oeuvre du Nato Submarine Rescue System (NSRS), développé par la France, la Grande Bretagne et la Norvège. Premier dispositif européen de sauvetage de sous-marin, le NSRS a été conçu pour pouvoir porter assistance à un bâtiment en détresse partout dans le monde, en moins de 72 heures. L'idée de réaliser un tel engin est née dans les années 90 au sein de l'OTAN, lorsque les Etats-Unis ont annoncé leur intention de désarmer les Deep Submergence Rescue Vehicle (DSRV) Avalon et Mystic. Auparavant, des pays comme la France avaient, en effet, conclu des accords avec les USA afin de pouvoir disposer, en cas d'accident sur un de leurs sous-marins, des DSRV de l'US Navy. Des essais avaient d'ailleurs eu lieu à Brest en 1994 et 1999, le Mystic étant à l'époque embarqué sur le sous-marin nucléaire lanceur d'engins Le Tonnant (qui servait de bâtiment porteur). Après une étude de faisabilité démarrée en 1996 et une phase de définition débutée en 2000, le NSRS a été lancé en 2003. Ce programme tripartite, d'un coût d'environ 170 millions d'euros, est porté par la Direction Générale de l'Armement (DGA) et ses homologues britannique (DE&S) et norvégienne (NDLO). La conception et la réalisation du système ont été confiées à Rolls-Royce, qui a réalisé le NSRS au Royaume-Uni et le met désormais en oeuvre, pour le comp

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