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Le patrouilleur Thémis immobilisé depuis plusieurs semaines

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Le patrouilleur Thémis immobilisé depuis plusieurs semaines

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Le fleuron des Affaires maritimes est immobilisé depuis le mois de décembre à Cherbourg. Le bâtiment souffre apparemment de problèmes sur son appareil propulsif et sur son système de stabilisation. Les pièces de rechange sont attendues dans les prochains jours mais, le temps de réaliser les réparations, le Thémis ne devrait pas reprendre la mer avant la mi-février, soit deux bons mois d'immobilisation pour le patrouilleur. Cette situation, anormale, serait, selon certaines sources, consécutive à un problème d'entretien lié, dit-on, à un manque de moyens financiers. Malgré des signes avant-coureurs, le Thémis aurait continué de naviguer, jusqu'à ce qu'une grosse panne le cloue au port. Il aurait ensuite fallu passer par un appel d'offres, procédure très longue empêchant une réparation immédiate.
En attendant sa remise en état, le Thémis voit ses missions de police des pêches assurées, en Manche, par deux autres patrouilleurs des Affaires maritimes : le Cap d'Ailly, basé à Ouistreham, et l'Armoise, positionné à Boulogne. Quant à l'impact de l'indisponibilité du Thémis dans le dispositif de l'action de l'Etat en mer, la préfecture maritime de la Manche et de la mer du Nord explique qu'elle « n'obère pas les capacités » d'intervention. Six autres bâtiments sont disponibles pour assurer l' « Alerte AEM », dont les trois patrouilleurs de service public du type Flamant, de la Marine nationale, ou encore des navires de la Gendarmerie maritime et de la douane, comme le patrouilleur Jacques Oudart Fourmentin.
Construit par les CMN de Cherbourg, le Thémis est entré en service en 2004. Long de 52.5 mètres pour un déplacement de 400 tonnes en charge, ce navire peut atteindre la vitesse de 21 noeuds.