Croisières et Voyages
Le Paul Gauguin de nouveau immatriculé à Mata Utu
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Le Paul Gauguin de nouveau immatriculé à Mata Utu

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Sorti en 1997 des Chantiers de l’Atlantique, le petit paquebot Paul Gauguin bat de nouveau pavillon tricolore. C’est le résultat, logique, de la reprise de la compagnie Paul Gauguin Cruises et de son unique navire par Ponant l’année dernière. Comme les onze autres unités de l’armateur marseillais, il est désormais immatriculé au registre de Wallis et Futuna, avec comme port d'attache Mata Utu, capitale de cet archipel français d'Océanie. Et, comme eux également, a vu un article ajouté à son nom pour devenir Le Paul Gauguin. La cérémonie de changement de pavillon a été officiellement organisée à l’occasion de la fête nationale française, le 14 juillet, dans le port de Papeete, à Tahiti, où le navire est basé. On notera que dans sa communication à ce sujet, Ponant ne fait à aucun moment mention de la marque Paul Gauguin Cruises, qui sera peut-être amenée à disparaitre à terme. 

Fondée en 1998, PGC a d’abord appartenu à Radisson Seven Seas (devenue en 2006 Regent Seven Seas Cruises), qui l’a vendue en 2010 à une autre société américaine, Beachcomber Croisieres. PGC exploite depuis ses débuts le petit paquebot de luxe Paul Gauguin, navire de 153 mètres et 19.200 GT de jauge, pouvant accueillir 332 passagers servis par 215 membres d’équipage. Essentiellement dédié aux croisières dans les archipels de la Polynésie française, il avait été construit à Saint-Nazaire sous le régime des quirats. Il battait alors pavillon français, et bénéficiait d’ailleurs comme les navires de Ponant (et les Club Med) des mêmes avantages fiscaux en étant immatriculé à Wallis et Futuna. Mais il avait été repavillonné aux Bahamas il y a une quinzaine d’années.

 

Le Paul Gauguin au moment de ses essais au large de Saint-Nazaire (© CHANTIERS DE L'ATLANTIQUE)

Le Paul Gauguin au moment de ses essais au large de Saint-Nazaire (© CHANTIERS DE L'ATLANTIQUE)

 

On notera que Le Paul Gauguin devait bénéficier d’une importante rénovation en avril et mai à Singapour. Cependant, cet arrêt technique n’a pas pu avoir lieu en raison de la pandémie. Le navire devra quoiqu’il arrive passer en cale sèche d’ici l’année prochaine pour sa visite de classe quinquennale avec révision des parties techniques, notamment l’appareil propulsif. Quant à la modernisation, cela dépendra des budgets disponibles, sachant que de nombreux armateurs ont décidé de repousser les revitalisations de leurs navires pour réduire les coûts, se contentant des travaux règlementaires et impératifs sur le plan technique.

Suite au rachat de PGC par Ponant, qui a elle-même été reprise en 2015 par Artémis, la holding de la famille Pinault, un plan de développement de la compagnie a été lancé. Sur la base des six nouveaux navires d’expédition de la classe Explorer de Ponant, dont le dernier exemplaire (Le Jacques Cartier) vient d’être livré, la commande de deux unités neuves pour Paul Gauguin Cruises a été signée en décembre 2019 avec le groupe Fincantieri.

 

Vue des futurs navires de Paul Gauguin Cruises (© SDI)

Vue des futurs navires de Paul Gauguin Cruises (© SDI)

Vue des futurs navires de Paul Gauguin Cruises (© SDI)

Vue des futurs navires de Paul Gauguin Cruises (© SDI)

 

Comme les Explorer, c’est sa filiale Vard qui doit réaliser ces nouveaux bateaux (le contrat comportant une option pour une troisième unité) de 11.000 GT de jauge et 230 passagers. A ce stade, leur livraison reste attendue en 2022 mais, compte tenu de la crise actuelle, elle pourrait être décalée.  

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

Compagnie du Ponant Paul Gauguin Cruises