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Le PHA Tonnerre rentre de mission Corymbe

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Le PHA Tonnerre rentre de mission Corymbe

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Parti le 8 juin de Toulon, le porte-hélicoptères amphibie (PHA) Tonnerre a retrouvé le 17 juillet la base navale varoise après un déploiement d’un peu plus d’un mois dans le golfe de Guinée, dans le cadre de Corymbe. Une mission permanente que la Marine nationale mène dans la région depuis 1990 et qui avait été temporairement interrompue, pour la première fois en trente ans, en pleine crise sanitaire du Covid-19.

 

 

Le Tonnerre de retour à Toulon le 17 juillet (©  FRANCIS JACQUOT)

Le Tonnerre de retour à Toulon le 17 juillet (©  FRANCIS JACQUOT)

 

Effectuée par le Tonnerre, cette 152ème rotation au profit de Corymbe est intervenue ce contexte particulier de la crise sanitaire, « qui a imposé la plus grande vigilance », souligne la Marine nationale. « Ainsi, des mesures strictes de prévention et d’organisation ont été prises à bord afin d’endiguer tout risque de contamination à terre, préserver la santé de l’équipage et garantir la disponibilité du bâtiment. Les escales ont été limitées au strict nécessaire (ravitaillement) et ont été réalisées en évitant tout contact. Des membres du service de santé des armées (SSA) ont été embarqués pour renforcer la capacité à détecter, soigner, voire évacuer tout marin présentant des symptômes suspects ». L’équipage avait été mis en quatorzaine avant départ, testé et de nouveau en quatorzaine à bord (port du masque pendant cette période). La seule sortie « d'oxygénation » a eu lieu lors d'un mouillage au large d'un îlot désert après autorisation des autorités concernées.

Parti avec 270 militaires à son bord, le Tonnerre, commandé par le capitaine de vaisseau Tranchant, a permis de poursuivre « la coopération avec les marines de la région en appui du processus de Yaoundé, en participant à des patrouilles conjointes. Sa présence a été aussi l’occasion de mener des entraînements avec les forces françaises et étrangères stationnées dans la zone ».  Une zone « marquée par de nombreux enjeux de sûreté maritime et sur les rives duquel vivent près de 80.000 de nos ressortissants ».

Pour la suite, le bâtiment reste en alerte cet été à Toulon, prêt à appareiller sous faible préavis en cas de besoin. D’octobre à décembre, il doit passer en arrêt technique, avant de se préparer pour conduire la prochaine mission Jeanne d’Arc, qui doit partir de Toulon en février 2021.

© Un article de la rédaction de Mer et Marine. Reproduction interdite sans consentement du ou des auteurs.

 

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