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Le phare de Goulphar devient le centre français de supervision du système européen EGNOS

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Afin d’offrir le meilleur service aux usagers de la mer, la France a modernisé ses stations GPS différentielles en bénéficiant des données délivrées par le Service d’augmentation satellitaires européen EGNOS. Ce service modernisé permet aux marins de bénéficier des excellentes performances du système EGNOS, financé par l’Union européenne, sans aucune modification sur leurs équipements embarqués, les récepteurs DGPS.

Le phare de Goulphar, station de contrôle des données des 6 stations DGPS françaises

« La supervision de l’ensemble du système est assurée depuis le phare de Goulphar à Belle-Île-en-mer » précise Guillaume Sellier, directeur interrégional de la mer Nord Atlantique-Manche Ouest « c’est d’ailleurs un site assez emblématique de nos missions : le phare assure sa fonction première et indispensable d’aide visuelle conventionnelle de jour comme de nuit pour les navires qui naviguent dans les parages de Belle-Île-en-mer. Ses fonctions continuent d’évoluer dans le même temps pour proposer les technologies les plus en pointe. Nous nous sommes aussi associés à la communauté de commune de Belle-Île-en-mer (CCBI) qui organise les visites de cet ouvrage classé monument historique ».

En métropole, 6 stations DGPS transmettent les informations de corrections des signaux GPS aux marins à l’aide de pylônes rayonnants de 20 à 40 mètres de hauteur. Parmi ces stations, 4 d’entre elles sont déjà équipées du nouveau système : Héauville, Pont de buis, Olonne-sur-mer et Porquerolles. Les stations de Cap Béar et de Cap Ferret seront modernisées à l’horizon 2020 assurant une couverture littorale complète de ce service pour les navires en approche côtière.

La mise en oeuvre de ce concept constitue une première mondiale

« Dans le cadre des conventions internationales, la France s’est engagée à offrir des moyens de positionnement sûrs aux navigateurs. C’est dans cet esprit que nous avons fait le choix de rénover nos stations DGPS en s’appuyant sur EGNOS afin que les côtes françaises offrent un niveau de service élevé » indique Jean-Baptiste Motte, chef du bureau des phares et balises à la Direction des affaires maritimes du ministère de la Transition écologique et solidaire.

C’est le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement, la mobilité et l’aménagement (Cerema), en lien avec ses partenaires nationaux et internationaux qui a conçu et déployé ce nouveau service, une première mondiale. « Nous sommes très fiers de cette avancée technologique et espérons qu’elle pourra essaimer très prochainement dans les autres pays européens. L’expérience française fera d’ailleurs l’objet d’une communication au prochain colloque annuel des utilisateurs d’EGNOS lors de la session maritime du « EGNOS Service provision Workshop 2019 » à Rome le 24 septembre 2019 » indique Étienne Leroy en charge du projet au Cerema.

Les aides à la navigation radio-électriques continuent donc leur évolution et constituent un moyen de compléter l’usage des systèmes de positionnement par satellites à couverture mondiale comme GPS et Galiléo (Système civil européen) pour les navigateurs.

Communiqué de la Direction interrégionale de la mer Nord Atlantique Manche Ouest, juillet 2019