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Plan de relance : 250 millions d'euros déjà pour le maritime, 400 millions à instruire

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Plan de relance : 250 millions d'euros déjà pour le maritime, 400 millions à instruire

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Ce sera 250 millions d’euros pour le secteur maritime. Le plan de relance, annoncé hier par le gouvernement, de 100 milliards d’euros (dont 40 milliards de subventions européennes) va consacrer 30 milliards à la transition écologique, « un montant historique puisque c’est la somme qui avait été affectée à l’intégralité du plan de relance précédent de 2008, dans lequel l’environnement ne représentait qu’un demi-milliard d’euros », précise le directeur de cabinet de Barbara Pompili, ministre de l’Ecologie, lors d’un briefing presse auquel Mer et Marine a assisté.

Sur ce budget de 30 milliards, 11 sont consacrés aux transports : 40% au ferroviaire, 20% à l’avion vert, 15% à l’automobile, 10% aux « transports du quotidien » (notamment le vélo) et 10% d’« autres » dans lesquels se trouvent les subventions fluviales  (175 millions d’euros) et maritimes. Pour ces dernières, le découpage s’effectue entre 50 millions attribuées au secteur de la pêche et du mareyage et 200 millions pour « l’électrification des quais et l’accès ferroviaire aux ports », sans davantage de précisions pour le moment.

Bien sûr, le secteur maritime pourra bénéficier de l’ensemble des mesures fiscales à destination notamment des PME/PMI et ETI, des actions en faveur de la formation professionnelle ou encore de l’innovation ou de la numérisation des entreprises.

De même, le plan hydrogène auquel le plan de relance consacre 2 milliards d’euros pour les deux prochaines années (sur un plan global de 7 milliards d’ici 2030), pourrait bénéficier au secteur maritime. Ce plan vise à soutenir la production d’hydrogène verte à travers des mécanismes de soutien à la production par électrolyse de l’eau, des compléments de rémunération et, via le projet commun européen, à l’industrialisation sur le territoire et le développement de démonstrateurs.

Interrogé par Mer et Marine, Frédéric Moncany de Saint-Aignan, président du Cluster Maritime Français veut continuer à afficher de l’optimisme : « je me réjouis déjà qu’il y ait une ligne mer dans le plan de relance et que les secteurs de la pêche et des ports en bénéficient directement. Maintenant, il va falloir travailler pour inscrire des projets maritimes dans les lignes transverses du plan de relance : décarbonisation de l’industrie, mobilité, transition énergétique. Nous sommes prêts à remuer une énergie farouche pour que le secteur maritime bénéficie de ce plan de relance ».

Une position confirmée, hier soir, à Mer et Marine par le ministère de la Mer qui a identifié, dans ces secteurs transverses, 400 millions d'euros potentiellement supplémentaires. En plus des 250 millions clairement identifiées, les services d'Annick Girardin tablent ainsi sur 120 millions d'euros sur la protection de l’environnement et de la biodiversité (par exemple les aires marines protégées ou la protection du littoral), 60 millions d'euros pour des infrastructures maritimes (hors port, comme les CROSS, phares), 150 millions d'euros sur les technologies et le renforcement des industries de la mer ou encore 60 millions d'euros sur la formation et les compétences. Pour les projets à instruire dans les secteurs transverses, « le ministère poursuivra le travail avec l’ensemble des acteurs du maritime, et les régions (notamment via la préparation des contrats de plan Etat-Région), pour consolider les projets et les intégrer dans la déclinaison du plan de relance et atteindre cet objectif de 650 millions d'euros. Ces chiffres ne prennent pas en compte l’impact des mesures générales, comme la baisse des impôts de production, dont bénéficiera le secteur maritime», précise le ministère.

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