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Le port de Bordeaux mise sur les trafics énergétiques

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Le port de Bordeaux mise sur les trafics énergétiques

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Avec un trafic annuel d'un peu plus de 8 millions de tonnes, le port autonome de Bordeaux mise sur le secteur énergétique pour développer son activité. Au cours du conseil d'administration du mois d'avril, le PAB a fait le point sur les grands projets en cours, à commencer par le terminal méthanier du Verdon. Elaboré par Elf dans les années 90 et mis en sommeil depuis, le projet a été réactivé l'année dernière par le Néerlandais 4Gas et Endesa France. Les deux groupes ont pris chacun une option sur une vingtaine d'hectares sur le site, en vue d'y construire des installations de regazéification de gaz naturel liquéfié. Les deux projets pourraient, selon le port de Bordeaux, générer un trafic total de 4 millions de tonnes, soit environ la moitié de l'activité actuelle de l'ensemble du PAB. Chaque projet nécessitera, toutefois, 450 à 500 millions d'euros d'investissements. Pour l'heure, le projet de 4gas est le plus avancé, un dossier préparatoire ayant été présenté à la DRIRE au mois de janvier. Dans le même temps, le groupe a mandaté le bureau d'études Royal Haskoning pour réaliser les différentes études constitutives de son dossier d'autorisation : étude d'impacts, étude de danger, études nautiques... Une première réunion publique, qui a rassemblé plusieurs centaines des personnes, a été organisée, avec la mairie du Verdon, fin février. Le débat public devrait, quant à lui, s'achever à la fin de l'année, ouvrant la voie au dépôt d'une demande d'autorisation.

Biocarburants

Outre le trafic de GNL, le développement du port doit passer par une usine de fabrication de biocarburant, qui doit être implantée par le groupe Saipol/Diester Industrie à Bassens. Un terrain d'une vingtaine d'hectares a été réservé en vue d'ouvrir le site à la production début 2008. La chantier, d'un coût de 25 millions d'euros, doit permettre de disposer d'une unité capable de produire 200.000 tonnes de biodiesel par an. « Son implantation va générer de nouveaux besoins en terme de stockage de vracs liquides (huiles de colza et de soja, esther, glycérine notamment) qui ont conduit les membres du Conseil d'administration à approuver un projet de convention d'occupation conclu avec la société Sea-Tank, filiale de l'opérateur portuaire Sea-Invest », précise le port autonome. En conséquent, deux réservoirs devraient être construit sur 20.000 m², à l'emplacement des hangars 47 et 48, déjà démolis. Cet investissement de 10 millions d'euros permettra, selon le PAB, de fixer un nouveau trafic estimé, à terme, à 100 000 tonnes par an.

L'éolien et l'optimisation des terminaux pétroliers

Plusieurs demandes de réservation des terrains gérés par le port autonome dans le haut Médoc ont été faites pour des projets éoliens. En 2002, une étude financée par la région Aquitaine et réalisée par Valorem et Météo France avait démontré que ce secteur était le seul de la région à offrir des vitesses de vent supérieures 6 mètres par seconde. « Les Administrateurs ont émis un avis favorable assorti d'une réserve relative à l'approbation des collectivités locales à plusieurs de ces projets », précise le PAB. Une seule réservation a toutefois été accordée, en 2006. Il s'agit d'une ferme éolienne offshore au large de l'Amélie-les-Bains, projet porté par la Française d'Eolienne.
Toujours dans le domaine énergétique mais plus classique cette fois, le poste 511 d'Ambès sera modernisé. Accepté dans le cadre du contrat de plan Etat-Région 2007/2013, ce projet de 7.35 millions d'euros vise à améliorer la compétitivité de la filière pétrolière. Ce poste sera plus particulièrement utilisé pour les exportations de pétrole brut, soit environ 350.000 tonnes par an, effectuées par le Canadien Vermilion (qui a repris les puits d'Esso-Rep en 2006). Cette année, le port s'attend à un recul très important de cette activité, en raison de l'accident intervenu récemment sur le bac de stockage d'Ambès. Toutefois, Vermilion estime pouvoir porter très prochainement son activité de 350.000 à 450 voire 500.000 tonnes par an.

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