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Le port de Marseille touché par la restriction des importations algériennes

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Le port de Marseille touché par la restriction des importations algériennes

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Fin juillet, l'Algérie a adopté une loi durcissant les formalités douanières et impactant directement les marchandises arrivant sur son sol. Certaines importations, comme celles de véhicules de travaux publics, ont même été interdites. Le texte, non discriminatoire, s'applique à tous les pays d'importation mais il a, logiquement, des conséquences sensibles pour les partenaires commerciaux historiques, comme la place portuaire de Marseille. Pour celle-ci, l'Algérie représente plus de 10% du trafic de marchandises. Dès le mois d'août, l'activité des bassins Est, dont l'Algérie est le premier client, a reculé de 40%, en grande partie à cause de la loi sur la restriction des importations. Les compagnies françaises desservant les ports algériens, CMA CGM et Marfret, subissent également un contrecoup. Ainsi, chez, Marfret, on a constaté, un mois et demi après l'entrée en vigueur de la nouvelle législation, une chute de 100% du trafic Ro-Ro et de 40% de l'activité conteneurisée. Si, grâce à une modification des escales, le roulier a pu être récupéré, la compagnie marseillaise constate, toujours, une perte de 20% sur les conteneurs.

Rencontre des élus avec le premier ministre algérien

Dans la région de Marseille, on se montre très inquiet sur les conséquences de la loi restreignant les importations algériennes. Afin d'en discuter avec les autorités algériennes, une délégation d'élus provençaux sera prochainement reçue par Ahmed Ouyahia. Le premier ministre algérien va, ainsi, rencontrer les présidents du Conseil régional de PACA, du Conseil général des Bouches-du-Rhône, de la Communauté urbaine de Marseille, ainsi que le maire de la cité phocéenne et le président de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI). « Notre demande est que nous examinions au plus haut niveau, et j'en suis très heureux car ça sera avec le Premier ministre, non pas que les Algériens revoient quoi que ce soit de la loi qu'ils ont votée, car nous respectons totalement leur souveraineté, mais comment, dans les décrets d'application de la loi, des assouplissements peuvent être possibles. Nous allons avoir l'occasion d'exposer au Premier ministre les interrogations et les manques à gagner pour les deux pays », a expliqué à l'AFP Michel Vauzelle, président du Conseil régional de Provence Alpes Côte d'Azur.

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