Vie Portuaire
Le port de Nantes Saint-Nazaire veut revenir à 30 millions de tonnes d'ici 2020

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Le port de Nantes Saint-Nazaire veut revenir à 30 millions de tonnes d'ici 2020

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En 2016, le Grand Port Maritime de Nantes Saint-Nazaire a, enfin, enrayé la décrue de son trafic. Celui-ci s’est stabilisé l’an dernier à 25.46 millions de tonnes. Une nouvelle rassurante, mais pas suffisante pour une place qui a perdu un tiers de ses volumes en une décennie. Après avoir culminé à plus de 37 millions de tonnes en 2007, l’activité était passée en 2012 sous la barre symbolique des 30 Mt. Une première depuis 2000. Il y a eu la crise économique, les mouvements sociaux liés à la réforme portuaire puis des tendances lourdes, à commencer par la baisse significative des trafics pétroliers et gaziers. Une situation très compliquée pour le port ligérien, dont 70% de l’activité et des recettes dépendaient traditionnellement des matières énergétiques.

 

La raffinerie de Donges (© NSNP - ANDRE BOCQUEL)

La raffinerie de Donges (© NSNP - ANDRE BOCQUEL)

Volume minimal pour absorber les coûts

Comme les autres grands ports français touchés par le même phénomène, Nantes Saint-Nazaire s’est lancé il y a quelques années dans une ambitieuse politique de diversification. « Sur les trafics énergétiques, nous sommes dépendants du marché international. Nous avons par exemple vu une attrition de 80% du GNL en raison notamment de l’attractivité du marché asiatique, de l’après-Fukushima au Japon ou encore de la mise sur le marché de charbon et de gaz de schiste par les Etats-Unis. Or, le GNL constituait une recette fondamentale pour le port. Mais comme pour les hydrocarbures, c’est là que nous avons le moins de

Port de Nantes Saint-Nazaire