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Le port du Havre signe un accord pour l'utilisation du simulateur des pilotes

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Le port du Havre signe un accord pour l'utilisation du simulateur des pilotes

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Le port autonome et la station de pilotage du Havre ont signé une convention en vue d'une utilisation commune du nouveau simulateur de manoeuvre des pilotes. Ce partenariat doit permettre de valider les prochains aménagements portuaires, qu'il s'agisse de la nouvelle écluse, de l'extension de Port 2000 ou encore du terminal méthanier d'Antifer. Mis en service il y a deux mois, le logiciel permet de recréer un environnement d'un étonnant réalisme. Construite sur mesure, la passerelle contient tous les équipements installés sur les navires de commerce. La salle de projection est impressionnante, 14 mètres par 13 mètres avec 5.5 mètres de hauteur de plafond. Pour reproduire au maximum les conditions réelles, la visualisation est assurée par 9 projecteurs générant une image à 270 degrés. La base de données assure une reproduction fidèle des approches nautiques et des installations portuaires du Havre, Antifer et Fécamp. « L'objectif premier de notre simulateur est de nouas aider à former les pilotes qui ont moins de cinq ans d'expérience et d'entretenir les connaissances de tous les autres », explique Xavier de Salins, président de la station havraise. En pratique, deux instructeurs, ayant plus de 10 ans d'expérience, animent les stages, auxquels chaque pilote se forme quatre à six jours par an.

Un porte-conteneurs : Plus d'un milliard de dollars entre les mains

Pour Xavier de Salins, le recours à ce type d'équipement est devenu incontournable. « Le pilote maritime exerce un métier difficile et stratégique. Le risque d'avaries sur le navire et les ouvrages est évidemment plus important lorsque le navire est mobile dans des eaux resserrées. Aujourd'hui, les enjeux économiques et industriels situés en amont de notre activité pèsent de plus en plus lourd sur nos épaules ». Avec l'explosion du commerce mondial et la course au gigantisme des armateurs, les pilotes doivent désormais manoeuvrer ce qu'on peut considérer comme une banque flottante. Ainsi, un porte-conteneurs de 380 mètres représente, outre sa propre valeur d'environ 350 millions de dollars, près d'un milliard de dollars de marchandises embarquées. Il en va de même pour un grand paquebot, souvent assuré à hauteur d'1.5 milliard de dollars. Autant dire que le pilote n'a pas intérêt à rater sa manoeuvre... Dans ces conditions, « la simulation électronique va devenir incontournable pour tous les acteurs maritimes. Il ne faut pas craindre d'être ambitieux dans son utilisation. La simulation ouvre tous les jours de nouveaux horizons pour les pilotes mais aussi pour les armateurs, les assureurs, les ports, les investisseurs industriels, les académies maritimes, les préfectures maritimes, les CROSS et les capitaineries », estime de patron de la station du Havre.

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