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Le Pourquoi pas ? et l’Antéa vont rechercher l’épave du sous-marin Minerve

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Le Pourquoi pas ? et l’Antéa vont rechercher l’épave du sous-marin Minerve

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Cinquante-et-un an après la disparition au large de Toulon de la Minerve et de ses 52 membres d’équipage, une campagne va être lancée pour tenter de retrouver l’épave du sous-marin français. C’est ce qu’a annoncé hier Florence Parly, ministre des Armées. Disparu le 27 janvier 1968 en Méditerranée, près de Toulon, le bâtiment a coulé sans lancer d’appel de détresse, finissant par imploser après avoir dépassé la profondeur maximale de résistance de sa coque épaisse. On estime que le naufrage est survenu  à une vingtaine de kilomètres au sud du cap Cépet, par une profondeur d’eau d’environ 2300 mètres. A l’époque, la Marine nationale avait mobilisé d’importants moyens mais les recherches, qui durèrent en tout trois ans, restèrent vaines et l’épave ne fut jamais localisée.

Un nouvel espoir grâce aux progrès technologiques

Alors pourquoi reprendre les recherches maintenant ? « Il s’agit aujourd’hui de profiter de la mise en service d’équipements de haute technologie dont des drones sous-marins pour reprendre les recherches qui avaient été infructueuses après cet accident », explique l’Hôtel de Brienne. Les progrès techniques, notamment la précision accrue des sondeurs à grande profondeur et les performances de robots sous-marins (qui n’existaient pas à l’époque), ont donc décidé le ministère des Armées à accéder à une demande continue des familles des marins disparus. Le fait que 2018 ait coïncidé avec le cinquantième anniversaire du naufrage de la Minerve, mais aussi des recherches du San Juan qui ont abouti en novembre dernier à la découverte de l’épave du sous-marin argentin, ont probablement contribué aussi à cette décision.

Une campagne en deux phases, ce mois-ci et surtout à l’été

La campagne est conduite par la Marine nationale, qui s’appuiera sur l’expertise des hydrographes du Shom et sur des moyens de l’Ifremer. Concrètement, elle va se dérouler en deux phases. Une première, ce mois-ci, impliquera le Pourquoi pas ? Mis en service en 2005, ce grand navire océanographique de 107 mètres, apte aux recherches en eaux très profondes, est pour mémoire armé par Génavir, filiale de l’Ifremer, mais il a été financé à hauteur de 45% par la marine, ce qui ouvre à cette dernière un droit d’utilisation de 150 jours par an. Le Pourquoi pas ? conduira donc cette première phase de la campagne, qui sera brève et revêt un caractère avant tout technique, dans la mesure où il s’agit de réaliser de premiers sondages mais aussi de profiter de cette mission pour effectuer des essais d’équipements après une période de maintenance. Le navire, qui aura à son bord des équipes de la marine et du Shom, mettra en œuvre ses sondeurs multifaisceaux, des drones et

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