Science et Environnement
Le Pourquoi pas ? va partir en mission à Saint-Pierre-et-Miquelon

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Le Pourquoi pas ? va partir en mission à Saint-Pierre-et-Miquelon

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Pour le compte du Service Hydrographique et Océanographique de la Marine (Shom), le Pourquoi pas ? rejoindra cet été Saint-Pierre-et-Miquelon. Une première pour le navire océanographique armé par l’Institut français de la mer (Ifremer), mis en service en 2005. Prévu pour arriver sur place mi-juin et rentrer fin juillet, il va conduire une importante campagne hydrographique et sédimentologique dans l’archipel français, situé près de Terre Neuve et dont les eaux demeurent encore mal connues. La cartographie marine de ces îles remonte en effet aux années 50 et avait été effectuée par les Canadiens. Depuis, hormis une campagne de 3 mois en 2014, très peu de travaux avaient été effectués, et cela essentiellement autour du port de Saint-Pierre. Il y a donc un fort besoin de mise à jour des cartes mais aussi d’accroître la connaissance géologique de certaines zones.

 

Le BH Laplace (© MARINE NATIONALE)

Le BH Laplace (© MARINE NATIONALE)

 

Les surprises d’une première campagne en 2014

C’est dans cette optique que le Shom a entrepris de travailler à Saint-Pierre-et-Miquelon. Une première campagne a été conduite par le bâtiment hydrographique Laplace, de la Marine nationale, entre avril et juillet 2014. « Il y a quatre ans, nous nous étions intéressés aux abords des ports de Saint-Pierre et de Miquelon et à un autre site : l’Anse du gouvernement à Miquelon, où il y a un point de débarquement pour la liaison maritime venant de Saint-Pierre et une zone potentielle de mouillage, qui peut permettre en cas de besoin à des navires de se mettre à l’abri des grandes houles de sud-ouest. Nous en avions aussi profité pour contrôler le passage de la Pointe aux Soldats, une zone de remontée de fonds par laquelle passe également la navette reliant Saint-Pierre à Miquelon. Bien nous en a pris puisque nous avons trouvé à seulement 3 nautiques de la côte un haut fond à 7.4 mètres de profondeur au lieu des 17 mètres sur la carte, établie à partir des levés de référence effectués par les Canadiens dans les années 50. D’autres cas comme celui-ci ont été découverts dans le secteur. Pour le port de Saint-Pierre, nous avons mené en 2014 une couverture exhaustive avec le sondeur multifaisceau qui a permis de confirmer les profondeurs, mais avec là encore des surprises. Dans la passe du Nord-Est, par exemple, nous avons trouvé des fonds nettement inférieurs à ce qu’il y avait sur les cartes marines, avec à certains endroits 8 mètres au lieu de 10, à d’autres 12.5 mètres au lieu de 15 », explique Olivier Parvillers, chef de la division Planification du Shom. « Le service hydrographique canadien avait bien travaillé en réalisant une carte générale de l’archipel mais il l’avait fait de manière très globale et avec les moyens de l’époque, comme un sondeur mono-faisceau. Nous avons aujourd’hui des outils bien plus modernes qui nous permettent de réaliser une cartographie très précise, et nous mettons l’accent sur la connaissance des zones de petits fonds, qui faisait défaut ».

 

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